HALIEUTIS 2017 AGADIR : comment ménager les ressources?

Cette 4ième édition du salon des métiers de la mer dédiée aux affaires et à l’échange commercial n’a rien négligé pour embrasser tous les aspects : marché à la criée, produits de la mer sous toutes ses formes, séché, congelé, en conserve, en dégustation, disséqué en labo, aquarium, maquette du port écologique de Nador, et même une plage aménagée.

Elle n’en était pas moins ouverte aux solutions environnementales : plage propre, réduction des gaz d’échappement, de polluants, économies d’énergie, prise en compte des zones et espèces en danger, mise en avant des AMP Aires Marines Protégées.

En Europe en 2010 comme au Maroc la réglementation de pêche illicite (INN) déploie sa batterie de mesures avec sanctions pour permettre enfin d’envisager l’avenir sur une base claire, même pour les eaux… En Suisse aussi, dès le 1er mars 2017, c’est demain! l’importation de produits de pêche illicite est interdite.

Côté exposants quelques uns d’entre-eux :

-Dans une approche globale, le comité scientifique de l’Union Européenne présentait ses statistiques sur l’évolution de la pêche et de son impact sur l’environnement par exemple la diminution de la consommation de carburant qui passe de 2009 à 2013 de 2’636 à 2’215 millions de litres de carburant soit une diminution de la consommation de 16%.

-L’efficacité énergétique par les nouvelles technologies sur prospectus présentée par ABB

-La peinture Akzo interline 925 sans solvant pour bateau et stockage de l’eau potable et des consommables.

-La Fondation  Paul Ricard et la réserve de l’île des Embiez; il est réconfortant de penser que de grandes familles se préoccupent de l’équilibre écologique de leur proche environnement surtout quand il s’agit de site d’une beauté et ressource rare.

Les travaux de :

-L’INRH : Inrh.ma l’Institut National de Recherches Halieutiques

-L’ADEME France : Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie

-L’AMEE Maroc : Agence Marocaine pour l’Efficacité Energétique.

-L’ONP et le Ministère de la pêche et son livret d’information « hout bladi » (poissons du pays) qui contient un tableau des différentes espèces à consommer de préférence certaines périodes de l’année pour ne pas perturber les périodes de repos biologique.Disponibilité produits mer

Source Ministère de la Pêche, ONEP, http://www.houtbladi.ma

Et c’est fort utile car pour une espèce comme le thon rouge, la règlementation de sa pêche en méditerranée et de sa consommation, a permis de reconstituer les stocks. Comme le rapporte le Figaro « les stocks sont quatre fois plus importants qu’ il y a quinze ans »

On s’aperçoit, de même que pour les  fruits de mer, que les zones vertes de consommation conseillée représente plus de la moitié du tableau, donc encore une large palette de choix tout en respectant la saisonnalité (encyclo-ecolo/Calendrier des poissons) qui correspond à la période de reproduction mais aussi de moindre coût.

Côté flotte maritime :

Lors des conférences et débats elle a fait l’objet d’une attention particulière :

L’origine et la conception de la flotte n’est pas toujours adaptée comme à Dakhla pour des bateaux importés de Norvège. L’acheminement des bateaux est long  et les conditions de pêche sont différentes.

On a constaté même au Maroc que les bateaux consomment encore beaucoup trop et  vont trop vite, une baisse de vitesse et d’accélérations permettrait une baisse de bruit, des dépenses et rejets de carburant.

De même la vérification de l’état de la coque, le poids à réduire car les charges sont souvent inutiles, rien que les peintures mais aussi les accessoires et équipements.

On s’aperçoit, comme en voiture en matière de consommation, que les mêmes règles s’appliquent et c’est logique.

Un outil comme l’économètre permet de réduire la consommation grâce aux indications instantanées, l’affichage des coûts en dirhams plutôt qu’en litres serait plus convaincant pour les pêcheurs…

On a aussi noté un maximum de pertes d’énergie en rotation d’hélice, par échappements et par les circuits d’eau sur les bateaux anciens.

Avec les nouveaux bateaux on peut s’attendre à une baisse de consommation de carburant de 10 à 20%, marketing ou pas, ça va dans le bon sens en tout cas.

Côté pêche:

Les thèmes traités passaient de l’encouragement à la pêche artisanale avec  l’aménagement des villages de pêcheurs à l’élimination des filets maillants dérivants qui  ravagent les fonds et la vie marine.

La réglementation apporte un appui précieux pour une puissance et une capacité de pêche stabilisée volontairement et pour une meilleure gestion des ressources à travers les rejets en mer de polluants mais aussi de poisson. A ce titre le port de Tanger Med s’est doté d’une unité de traitement des rejets, huiles et autres polluants.

On a aussi évoqué l’importance du repos biologique, du ciblage des zones de pêche, des cotas de pêche, d’ajustement des quantités pêchées-vendues ainsi que de réglage de la chaîne de froid pour éviter les gâchis récurrents.

Dans ce sens le bateau « Arpege » était présenté comme « le bateau de pêche du futur.»

Comment valoriser les déchets de poisson et éviter de reproduire comme à Nouhadibou une usine de farine de poisson alimentée avec des poissons consommables.

 Avec l’analyse du cycle de vie du poisson pêché jusqu’à sa vente, on étudie l’impact global de l’activité de pêche pour éviter que la réduction d’une pollution n’en augmente une autre, par exemple trop de carburant dépensé pour atteindre des zones de pêche.

Enfin les bénéfices du développement de l’aquaculture qui, si elle est réalisée dans un cadre et des proportions  raisonnables, soulage le stock des poissons sauvages depuis longtemps sous pression.

Au Maroc les 3 Aires Marines Protégées ou AMP : Nador, Essaouira, Massa permettent une conservation des ressources à long terme, plus au Sud  on trouve une zone où l’on veille sur  le phoque-moine

Et pour finir : chaleur humaine et poissons séchés étaient au rendez-vous au stand Afrique et particulièrement de Guinée Bissau.  On s’aperçoit à la lecture du très enchanteur guide d’écotourisme de l’ IBAPGBissau que le pays a su conserver son authenticité jusque dans sa pêche traditionnelle.

-En 2014 l’archipel a reçu le statut de Zone Humide d’Importance Internationale de la Convention Ramsar.

-Les aires protégées recouvrent 26% du territoire

-Sa mangrove est la plus étendue d’Afrique de l’Ouest

-On y pratique la plus ancienne technique de pêche à l’aide de branche de palmier tressé.peche-traditionnelle

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LES BENEFICES DU RECYCLAGE DES DECHETS: SOCIETE MAGVAL AGADIR

La résidence Naama désirant recycler ses déchets ménagers, elle a fait appel à une société spécialisée déjà active auprès d’entreprises et collectivités soucieuses de leur impact environnemental.

C’est la société MAGVAL qui est en  charge de la collecte pour envoi après mise sous presse  pour expédition optimale auprès des divers transformateurs. Ceux-ci sont principalement basés sur la capitale marocaine comme par exemple le verre qui est  recyclé à 100%. La majorité est récupéré par la SEVAM « leader du verre au Maroc » à Casablanca. Seul le papier est expédié sur Tanger.

Pas moins de 10 hôtels à Agadir comptent sur Magval pour ces détritus encombrants à fort potentiel une fois traités : Robinson, Club Med, Argana, Sol House notamment mais aussi d’autres entreprises comme Coca-Cola et viennent enfin celles qui doivent neutraliser leurs résidus de produits chimiques (on sait que la région du Souss en est un très gros consommateur!) pour faire valider l’opération par une attestation règlementaire.

La collecte s’effectue dans des conteneurs en grillage robuste laissant apparaître la matière à stocker avec une plaque de référence : ces informations claires sont capitales pour un tri propre et efficace.

Bien sûr, ce n’est pas une raison pour surconsommer ou gaspiller des emballages  car tous les déchets ne sont pas recyclés et ou recyclables.

On distingue, les matières habituelles :

-verre

-métal, boîtes de conserve, cannettes, mais les feuilles d’ALU ne sont pas recyclables..

..d’où l’intérêt de s’en passer ou de les remplacer..

-matières en plastique (pet- polypropylène-pvc…)

-papier/carton

Mais aussi:

-matières en caoutchouc (pneu) -batteries au plomb, piles -bois

-déchets organiques – huiles usées

Les déchets verts sont consommés en élevage ou servent à faire du compost, les huiles sont collectées et traitées à Casablanca pour servir de carburant pour le transport  notamment par la société Kilimanjaro.

La fréquence du ramassage s’adapte aux quantités et la société se fait un point d’honneur à faire le bilan des différents matériaux. « Magval fournira un bon d’enlèvement où seront mentionnées les matières enlevées ainsi que les quantités correspondantes après les avoir pesées sur place ou au dépôt Magval ».

Ainsi chaque partenaire client est informé précisément des quantités collectées et donc de l’incidence positive sur l’environnement (CO2 épargné).

Le déchet devient ici une matière 1ère en puissance, génératrice d’emploi et de richesse qui de surcroît épargne l’environnement de rejets nocifs comme l’a si bien quantifié MAGVAL. Les bénéfices et retombées positives se situent tout au long du processus: en amont pour les entreprises collectées et en aval  pour les entreprises collectrices et transformatrices.

N’est ce pas un cercle vertueux environneMentalement motivant ?

Merci Rachida ,-)