Expérience de valorisation des déchets verts de maraîchage en circuit fermé

Approchée et étudiée lors de la visite des serres de tomates et de la compostière du Centre de Transfert de Technologies : le CTT de l’APEFEL des producteurs de fruits et légumes d’Aït Amira AGADIR avec son directeur: Monsieur Brahim Ouaddich

« Ce centre expérimente, forme et vulgarise les techniques de production des cultures maraîchères dans le cadre du plan Maroc Vert notamment en matière d’économie de l’eau, de préservation de l’environnement et de développement de la filière ».

Les serres:

La tomate représente à peu près 70% des cultures de la plaine du Souss, même si on s’oriente vers d’autres comme la framboise : délicatesse de la culture et besoin de diversification, elle reste majoritaire. Le bromure de méthyle précédemment utilisé pour désinfecter les sols est maintenant interdit et éliminé dans le cadre du programme national (selon normes UE) et va de pair avec une recherche sur des alternatives plus respectueuses de l’environnement.

Actuellement on se concentre sur l’éradication du ravageur  » tuta absoluta« 

Pour cela des réservoirs à phéromones attirent les insectes mâles qui, au passage sont immobilisés sur des bandes collantes noires. La Tuta absoluta n’est pas seule à être ciblée, la mouche blanche, elle, est attirée et fixée sur les bandes collantes jaunes.

Côté ciel les conditions météo sont suivies de près pour ajuster les protections, par exemple l’intensité variable des rayons UV traversant le plastique des serres et grillant les plantes et les fruits, on les recouvre avec de la chaux.

La compostière:

Elle fait partie de l’infrastructure de recherche appliquée.

Pour la 1ère année et pour compléter le caractère expérimental et novateur, le Centre collabore avec la société Suisse d’engrais verts : Eléphant Vert

La zone produit environ 300’000 t déchets verts de 14 différentes plantes maraîchères et cela représente un potentiel de matière formidable. A partir de là sont réalisés des mélanges/panachages en fonction des besoins.

Les déchets verts, résultat d’arrachage annuel des plants de tomates pouvant atteindre chacun 3m de long sont entassés en lignes d’environ 30t auxquelles on ajoute du fumier. Au sol et tous les 10 jours des trous aèrent, envoient l’eau, et évacuent le lixiviat. Celui-ci contrairement à celui des décharges qui ruisselle et collecte au passage nombre de polluants dangereux, est propre et récupéré pour arroser les espaces verts.

On obtient 50% d’humidité avec 20% d’oxydation. Il faut respecter la proportion carbone/azote, le + souvent: 30%, les déchets bois par exemple ont des taux de carbone supérieurs, il faut alors rétablir l’équilibre.

Le cœur des tas atteint facilement les 70° et on peut voir la fumée par endroits, contraste de chaleur et d’humidité, préalable au dégagement de méthane.

Dans ce contexte pas de vers ni d’insectes mais des micro champignons qui s’activent. La phase de maturation puis de décomposition de la matière organique ne prend que 3 mois. Ce compost est une très intéressante alternative au bromure de méthyle car il permet un développement racinaire important même en présence de nématodes. Il représente enfin un double potentiel prometteur d’échange entre le Centre et les agriculteurs de la région mais aussi vers l’extérieur.APEFEL (4)

 

 

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2 réflexions sur “Expérience de valorisation des déchets verts de maraîchage en circuit fermé

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