Comment réutiliser les déchets d’huilerie d’olive ?

Mis à jour le 09.11.2017

La pollution due aux rejets de margines  en masse est toujours d’actualité comme détaillé par AgriMaroc. Y a-t-il des solutions pour les recycler?

Réponse à l’unité de vermicompostage de l’Université Ibn Zohr, Fac de Sciences d’ Agadir avec Ayoub étudiant en « Master Biologie Fondamentale Ressources Végétales ».

Hyper « calé » en la matière par cette expérience qui lui tient à cœur mais aussi par sa formation scientifique, Ayoub réussit à nous simplifier au maxiY a-t-il um les explications.

Après celle de plans de tomates vue plus bas, cette unité expérimente le recyclage de polluants d’une huilerie, ici celle de Sidi Bibi au Sud d’Agadir. Ces déchets en partie solides les grignons: peaux, résidus de pulpe et de noyaux d’olives, en partie liquides les margines très toxiques car très grasses, polyphénols en masse, comme le plastique, asphyxient les sols, sont acides et tuent les bactéries. L’examen de cette matière en attente, non encore engagée dans le processus est d’un aspect noir presque liquide avec un résidu huileux.

On réussit alors à écarter ces margines du circuit de déchetterie et donc de l’environnement et à en faire un engrais naturel.

Pour cette transformation deux étapes: compost et vermicompost.

1)Compost pour éliminer les pathogènes ou maladies comme escherichia coli et salmonelles. A ce stade on a encore qu’un substrat : paille, herbes et déchets végétaux qui fermentation à 60°avec les bactéries et l’humidité toujours nécessaire et à tous les stades. On utilise des tapis naturels pour la maintenir constante et  dégager l’énergie.

=> 3 mois

2)Vermicompost c’est l’étape suivante on introduit des vers, ici lombrics pour faire le nettoyage et la transformation -) par le processus de digestion -(

=>2 mois

On essaie avec un taux de margine de plus en plus important pour accélérer l’ élimination de ce polluant encombrant; mais au taux maximum, les vers semblent avoir des difficultés.. indigestion* ?

Ainsi pour que le lombric s’adapte on fait doucement et progressivement évoluer le taux par étapes :

0% : que grignon d’olive (carbone)+ paille (azote)

10% de margine, (paille 35%, grignon 55%)

25% de margine (toujours paille+ grignon pour le complément)

apparaît comme le plus adapté mais on est tenté de tester les taux supérieurs

(l’homme est ainsi fait…toujours plus !)

50% de margines…

75% apparemment le maximum car les lombrics semblent « caler*»

Enfin l’étape finale « délicate et expérimentale » consiste à extraire les vers de la matière finale (fins granulés secs sans odeur) prête à être ensachée : le tout est étalé en plein soleil, les vers en signe de protestation se regroupent pour garder leur humidité, en paquets ils sont alors facilement récupérables.

Ce compost se mélange moitié-moitié avec la terre, il facilite la croissance de la plante, sert même de rempart à certaines maladies.

Ce procédé mérite d’être vulgarisé, à suivre…

 

 

 

 

 

 

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Variétés de gazon de la région d’Agadir

Le Robinson Club d’Agadir, premier complexe hôtelier à se positionner en matière de bonne gestion environnementale et  primé dès 2010 comme le détaille si bien thrmagazine, nous ouvre ses portes pour les découvrir:

Les diverses variétés de gazon, assez résistantes donc souvent utilisées sur les terrains de sport et de golf sont testées et entretenues dans le respect des cycles naturels: pas de tontes excessives qui nécessitent des entretiens supplémentaires, herbettes parfois bien intégrées, arrosages en fin de nuit pour rationaliser l’usage de l’eau et éviter les maladies dues à trop d’humidité nocturne et trop de soleil sur les feuilles humides, traitement biologique en particulier à base de bactéries qui s’attaquent aux parasites.

On expérimente le « mulching » qui consiste à laisser l’herbe broyée au fur et à mesure de la tonte. Cela permet en simplifiant considérablement la manipulation de ces déchets verts, de fertiliser, d’alléger les sols et de conserver une certaine humidité.

 

Ray grass 0Ray gras: le seul ici qui aime la fraîcheur. Il est souvent mélangé avec le paspalum pour alternance période de dormance (le 1er n’aime pas le chaud, le 2d pas le froid)  ou avec le bermuda gras. Nécessité d’eau, entretien et coupes plus fréquentes du moins au début pour densifier.  Baisse de régime à partir de 25 degré, durée 4ans. Fine herbe longue, touffue, petit épi, c’est le seul ici venant de zone tempérée, les suivants viennent de zones tropicales.

 

016-Paspalum: Gazon de bord de mer par excellence, fin très dense, adapté aux terrains de sport, il  résiste au sel et sable, tonte fréquente 1 épi aux grains serrés.

 

Kikuyu en fleur-kikuyu: Rustique plus vert et plus tendre que l’on peut confondre avec le Sténotaphrum plus bas, plus couramment utilisé. On le reconnaît aux inflorescences aux allures de fines tiges blanches translucides avec étamines et stigmates. Il a besoin de 2 mois de repos.

 

Stenotaphrum-Stenotaphrum: Feuillage bleuté et très résistant, épi sous forme de grosse tige légèrement courbée avec graines. Il a besoin de 45 jours de repos.

 

Paspalum en graine-Bermuda gras ou chiendent. Aime le chaud sec il rampe et se développe avec des rhizomes, dense avec petites feuilles, bleutées. Il a besoin de 4 mois de repos

 

009zoysia une fois bien installé ne nécessite que peu d’arrosage et de tonte. Il résiste bien en bord de mer au sel et au sable ainsi qu’ au piétinement. Ses feuilles fines offrent une vision plane ou même en touffes très originales et esthétiques, elles  peuvent aussi former des boudins autour d’obstacles tels que roches et troncs d’arbres.

-Enfin, appartenant aux Agrostis, l’agrostide et son feuillage également fin peut être envahissant et concentrer certains poisons de traitement sans mourir. Avantage ou inconvénient ? Utilisé sur les green de golf car résiste au piétinement.

Des alternatives au gazon ? oui

Au Maroc et particulièrement à Agadir le » tout gazon » peut lasser, trop-de-vert-toujours-vert, on ne respecte plus les périodes de dormance qui soulignent les saisons, et permettent de mieux redémarrer, on le sollicite toute l’année à grand renfort d’arrosages, d’engrais et de traitements.

Il est alors judicieux de penser à créer des espaces de rocaille, de dallages intégrés à un espace plus « sauvage » ou « à l’anglaise » ou la nature s’implante librement à coup d’herbettes et de fleurettes, parfois de petits arbustes comme ceux qui se sont invités spontanément dans mon jardin et qui ne demandent qu’à se développer,  mais attention! avertir le jardinier, il est parfois sans pitié.

En séparant bien les parties sèches de celles qui nécessitent un arrosage pour éviter le gaspillage d’eau surtout s’il s’agit d’un arrosage automatique; on peut aussi profiter des déchets « verts » ici « bruns » comme les coques de noix d’argane produits en quantité dans les coopératives locales pour uniformiser et former tapis sur une parcelle un chemin ou un contrebas offrant une tonalité« bois »feutrée naturelle le tout sans aucun entretien !

Plantes spontanées après la pluie