CLIMATE CHANCE AGADIR 2017

Ce sommet mondial a choisi Agadir cette année pour nous présenter son programme riche d’acteurs de terrain climatechance/2017/programme, pour le reste c’était à nous participants, de lui donner vie.

Pour se faire une idée rien de tel qu’un petit compte rendu Pro d’huffpostmaghreb/climate-chance-agadir-2017.

Outre les précieuses rencontres, voici 2 des multiples thèmes qui m’ont captivée :

-Le traitement des ordures ménagères et particulièrement le lixiviat

-Le réchauffement des températures et son corollaire la raréfaction des ressources en eau.

Le lixiviat

Invitée au sommet Climate Chance par la société exochemsenvironnement pour sa présentation sur le traitement du lixiviat j’ai dû écourter mes vacances suisses et je n’ai pas été déçue.

Cette société est par ailleurs active sur les traitements de liquides toxiques : rejets de décharge, de station d’épuration, d’industrie pétrolière.

La technique de pointe en question peut être la solution aux problèmes engendrés par la surcharge de la décharge que l’on connaît sur la zone du Grand Agadir et des graves répercutions environnementales suite aux pluies torrentielles de ce printemps.

En effet, le lixiviat : communément appelé « jus de poubelle », provient des liquides ruisselant à travers les déchets et ordures massées en décharge où il se gave de polluants en tout genre.

En bref, ce lixiviat est valorisé par incorporation d’oxygène.

Au départ on a trop de charge organique, pas de vie, car manque d’oxygène.

On intègre de l’air au fond des bassins de rétention, les bactéries sont en aérobie, l’oxygène décompose la chaine moléculaire=> coupe chaine=> baisse d’eutrophisation, rééquilibrage de la matière.

Les micro-organismes qui ont résisté se sont transformés et réduits en petite quantité. Le gaz carbonique se transforme en gaz organique, après 7 jours (+ou- long selon l’âge ou vieillesse de la matière qui est alors plus concentrée) le liquide peut servir : arrosage, mais aussi engrais car chargé en matière organique, protéïnes fertilisantes.

Par ce processus la pollution est transformée en produit valorisé. On peut ainsi recycler cette eau rare et précieuse.

La raréfaction des ressources eau

Préoccupation générale, et en même temps particularité du Maroc et de ses zones arides, la raréfaction des ressources en eau à été un sujet capital.

La carte ci-dessous laisse apparaître les disparités entre régions (avec évolution contrastée, parfois inattendue comme ces gains futurs sur une grande partie du Sahel) qui vont s’accroître au fil du temps et auxquelles il va falloir trouver ou retrouver des parades en amont (moins consommer) et en aval nouvelles techniques: captation, dessalement, réserve sous terre pour économiser l’eau d’arrosage:

Reserve d'eau

 

Côté villes, elles perdront des ressources majoritairement en Occident, tandis qu’en Asie les « gains » risquent de se manifester sous forme de trop pleins au cours d’intempéries saisonnières.

Des aménagements pourraient aider ces villes et toutes les autres à affronter ces risques.

ressources hydrographiques

Villes et changement climatique

Par cette 2ième journée de Chergui à 40°, air de Sud-Est chaud et sec, un thème d’actualité me tient à cœur pour aujourd’hui même mais aussi pour l’avenir : le réchauffement général et régulier des températures.

Nous attendent un peu partout catastrophes naturelles et températures extrêmes qui amalgamées à l’exposition continue aux polluants sont dangereuses et ont déjà causé nombre de dégâts irréversibles sur les milieux, la santé et la vie des citadins.

En effet les villes sont souvent + sujettes aux canicules que les campagnes, plus d’habitants et de transit, plus bétonnées elles emmagasinent et restituent la chaleur, elles ont besoin d’attention particulière. Y faire entrer la campagne serait la solution ? Ainsi réduire la fuite urbaine du week-end ?

Réflexions, mise en pratique d’innovations, nouveaux comportements déjà en cours à généraliser, certains peuvent même nous faire faire des économies et gagner en confort et esthétique. Quelques exemples illustrés:

1-Parc ombragé dans un quartier de villas d’Agadir, mais aussi corridors et chemins verts, points d’eau, d’ombre : grands arbres, bancs, grandes toitures abris ou la population se rencontre  ou se réfugie comme à Tata.

2-Mur végétal halles d’Avignon/toiture végétale, chef d’œuvre de salubrité paysagère. En végétalisant le béton des murs et les toitures on absorbe le CO2 et restitue de l’oxygène, tient, encore elle, elle est décidément indispensable, on a tendance à l’oublier !

Les bénéfices se ressentent directement par captation des polluants et en purification de l’atmosphère. Ces jardins suspendus en croissance et à divers niveaux augmentent les taux d’humidité, absorbent les eaux de pluie et concourent à réduire chaleur et canicule urbaine connue pour amplifier la pollution et ses effets néfastes.

3-Arche de verdure en noisetier en campagne genevoise, refuge de fraîcheur et de biodiversité pourrait aussi être un monument urbain.

4-Arbres centenaires intégrés au bâti comme celui du nouveau centre d’Annemasse. Reconstruire ou aménager ? Trop souvent on démolit au bulldozer, on coupe à la tronçonneuse. Tirer profit de l’existant, fiable quand il est costaud par exemple une ancienne usine, mais aussi devenu original si agrandi ou combiné avec style différend par exemple. Quartier artistique de Zurich dans anciennes écuries, ancienne zone industrielle de « Zurich Ouest » ou enfin à Lisbonne « docas de Santo Amaro » anciens docks portuaires réaménagés en restaurants de poisson.

A ne pas négliger aussi le choix des couleurs qui repoussent lumière et chaleur et qui aussi empêchent l’éblouissement qui sera de + en + présent avec UV agressifs et persistants. De +, moins salissantes, elles seront plus faciles d’entretien dans des tons nature comme vert, beige, gris, terre.

Intégrer au bâtiment les techniques telles qu’éolien, solaire, tri, recyclage, énergie de combustion ou de chauffage des déchets ou des équipements en activité, permet gain de place et proximité.

Intégrer aussi aux nouveaux aménagements les arbres anciens, les faire cohabiter le +longtemps possible avec la nouvelle génération à planter. Aller jusqu’à  agriculture en ville ? Jusqu’à la forêt en ville ? à l’image de la  1ère ville-foret-construite-en-chine

5-Parking centre commercial capsud Avignon comme le détaille le dauphiné, cette immense couverture de parking équipée de panneaux solaires combine confort de l’usager, régulation de température au sein des véhicules, réduction de clim/chauffage auto et surtout  production électrique autonome pour les besoins rationalisés du centre commercial : Climatisation/chauffage raisonnable, isolation, fermeture des portes pour éviter choc thermique et déperdition d’énergie.

On voit bien que commerce/Industrie, transport, logement non seulement peuvent réduire pollution et chaleur mais aussi apporter une contribution encore inestimée avec production d’ énergie positive, devenant complément de revenu après amortissement.

 

 

 

 

 

Publicités

Reconnaître la vigne bio en son et lumière

La vigne « conventionnelle » est souvent facile à repérer, les herbes de la ligne du sol au pied des ceps est grillée par la chimie ; on utilise le « Basta » qui ne s’infiltre pas dans le sol et qui grille les herbes pour une année. Inoffensif ? Ou le « Round Up »  qui en plus s’infiltre et bouleverse là l’équilibre environnant.

A contrario, en bio toujours de la vie, les herbes subsistent ou ont été sarclées et on voit la terre retournée. Côté cépages on en choisit alors des plus adaptés:

tdg.ch/De-nouveaux-cepages-pour-une-viticulture-plus-ecologique

bioactualites.ch/viticulture

Rencontre avec un viticulteur de la région genevoise à Meinier sur de charmants coteaux super exposés, auparavant semés de luzerne pour assurer la récupération des sols par la rotation des cultures. Cette parcelle est nouvellement plantée et déjà des petites grappes pour cette première vendange probablement utilisée en raisin de table ou jus.

Ici la culture bio est expérimentée, ou intégrée ou raisonnée suivant les possibilités. On déracine les herbes avec houe ou grattoir à roue sorte de trottinette sans repose-pied mais avec un sarcloir qui tourne autour de chaque pied et arrache les racines des herbes.

On constate du mildiou, champignon favorisé par l’humidité persistante. Celui-ci s’est installé sur les jeunes feuilles qui n’ont pas été traitées à la bouillie bordelaise, sulfate de cuivre et de chaux éteinte et eau (moins mauvais des traitements) on pulvérise le liquide bleu-vert sur feuilles et raisin s’il est déjà présent.

Contre les oiseaux gourmands, étourneaux sansonnets, confrontés aux grappes tentantes, on a recours aux canons effaroucheurs à air comprimé, dissuasifs à intervalles réguliers.

Dans les vignobles plus anciens on remarque des rosiers en bout de ligne, premiers touchés en cas d’attaque d’oïdium ou de mildiou, ils jouent le rôle d’avertisseur avant que la vigne ne soit infestée.

Avant hier le conseil fédéral a décidé de réduire l’utilisation de pesticides en Suisse de 30% d’ici à 2027. Trop faible ? C’est déjà ça, et plus que jamais on compte sur la conscience du consommateur par ses choix d’achat et du producteur par ses choix de production. Vive l’expérimentation car souvent, l’essayer c’est l’adopter 😀

La voiture électrique

Jusqu’à maintenant on ne pouvait pas faire caler un projet avec autant de soin. Pléthore de nouveaux modèles à combustion comme pour appâter le chaland avant la dernière heure. Tout a démarré avec une des premières hybrides à la carrosserie spéciale peu polyvalente seul modèle proposé décourageant certains usagers « cobayes » de bonne volonté. Mais la tendance passe à la vitesse supérieure, elle ne laisse pas passer sa chance et elle a bien raison-))

Aujourd’hui la précipitation des constructeurs pour se faire une place sur le marché tient du tragicomique. Bouchons en vue ? automobile-propre.com

Les scandales diesel tout court et diesel trafiqué plus récemment ont sûrement contribué à cette accélération. Une discussion avec un expert dans le domaine ne m’avait pas tranquillisée :  » les voitures actuelles grosses cylindrées ne sont pas vraiment moins polluantes ». Elément de confirmation : ces jours-ci la Porsche Cayenne Diesel 3 l est interdite d’immatriculation en Suisse letemps.ch/porsche-cayenne

A noter que la Norvège s’y est mise tout récemment.. pas à l’électrique.. au Diesel.. le retour n’en sera que meilleur…

Mais revenons à notre « electric motion »

Les critiques rétrogrades n’ont en plus court aujourd’hui :

–« L’électricité est polluante dans sa production » : de moins en moins.

En Suisse à Genève les SIG, sig.ch/provenance_électricité fournissent du 100% en renouvelable principalement hydraulique et solaire, croquis de répartition à l’appui et la Suisse arrive à 60% en 2017. La baisse des tarifs d’électricité est prévue pour l’an prochain.

En France EDF est moins clair et nous offre un croquis des investissements y compris à l’étranger mais pas de structure en France. Encore trop de nucléaire ? Néanmoins la diversification des sources restant la tendance, il est plaisant de croiser par exemple dans les rues d’Avignon une voiture toute discrète, flotte du département du Vaucluse avec au volant un heureux fonctionnaire ne tarissant pas d’éloge sur son nouvel engin, une rutilante Zoé.

Quand au Maroc il a pour objectif 43% d’énergie renouvelable d’ici 2020 pour prendre l’échéance la plus proche levert.maroc-classe-3eme-secteur-energies-renouvelables-afrique

–« Les batteries au lithium sont éphémères et polluantes » : de moins en moins.

On en aura de plus en plus besoin, et elles sont recyclables et déjà recyclées tesla-mag.com/batteries-recyclables-bonnes-nouvelles De plus, elles se rechargent aussi à la motricité et deviennent plus économiques surtout en ville.

A ce propos, quel étonnement en demandant à voir sous le capot de la Tesla de constater un vide sidéral, un coffre avant en fait… Et puis finalement c’est logique, c’est la batterie qui fait le boulot… et comme elle est conséquente, on l’a fabriquée toute plate, ainsi le poids est réparti sur toute la surface entre les 4 roues, pour équilibrer le tout et gagner en tenue de route.

Pour l’anecdote teintée d’ironie douce amère le modèle présenté S P100D, D pour Dual motor, pourquoi pas quelque chose comme T pour Twin ? avec le Diesel le D est grillé pour un moment, bon il est vrai qu’il faut parfois oublier le passé…

…même si la revue Auto revue automobile.ch relate les débuts étonnants de l’automobile électrique au tout début du siècle en Suisse elle était appuyée par le corps médical, mais lobby de la combustion naissant d’un côté, installation d’une usine à un moment défavorable d’ après guerre de l’autre, ont eu raison du développement de cette industrie ; des stations de recharges étaient même déjà disséminées ça et la dans le pays. Anachronique ? Que de temps perdu en tout cas…

Petits trajets en étoile depuis chez soi pour un véhicule à faible autonomie ou toujours plus long avec les nouveaux modèles, cette technologie apparaissant comme discrète d’utilisation mais en avant-garde et en pleine mutation a toutes ses chances et nous laisse présager d’un avenir calme et plus respirable.

La Coopérative Migros Migrosmagazine.ch leader Suisse du commerce de détail nous fait part de son ingénieuse innovation : un camion de livraison de 12 tonnes transformé électrique par la maison car introuvable en série ; on est jamais mieux servi que par soi-même, quand on peut, bien sûr !

A la terrasse d’un café, contemplant le vas et viens d’un double bus bruyant et odorant, je me dis qu’on a encore des témoignages de l’âge de pierre mais la contagion est en marche et s’accélère même ; elle s’étend aux utilitaires, motos et scooters. La porte est ouverte à d’autres technique utilisant par exemple l’hydrogène liquide.

!Mais attention, ne refaisons pas marche arrière!

 

Expérience autour de la syrphe..

..menée depuis avril sur 12 sites  avec 36 tentes dans la campagne genevoise.

Ici nous sommes sur le site de Meinier.

C’est une mouche, car diptère, 2 ailes, qui a pris l’apparence d’abeille, guêpe, bourdon probablement pour se protéger.

C’est un parfait bio indicateur de santé de l’environnement car il réagit aux pesticides.

Le but est, en tirant partie des bandes non cultivées entourant les champs, véritables réservoirs à  biodiversité, de la préserver et de lui permettre de se développer. Mais sa sauvegarde n’est pas évidente à gérer et il s’avèrerait que le voisinage de certains cultures avec des traitements doux mais continus seraient défavorables.. d’un autre côté on trouve nombre d’acariens morts à cause des traitements pesticides plus forts mais plus espacés dans le temps.

Les tentes fermées recueillent les larves au sol, les tentes ouvertes retiennent les insectes volants, ceux-ci sont triés, on gardera précieusement les syrphes

Le 6 août aura lieu la collecte et l’enlèvement des tentes, cette étude fera l’objet d’un Master en octobre.. et la perspective de réduire les intrants chimiques en viticulture .-))

POLLUTION atmosphérique. « Mais qu’est-ce qu’on peut faire !? »

Le Mental au service de l’environnement ou le cerveau au secours des poumons et du système cardiovasculaire.

Les dernières nouvelles nous rabâchent un problème malheureusement récurrent toujours pas résolu, déjà grave couronné par des périodes de « pics » et pendant ce temps on s’asphyxie, on s’étouffe, on meurt souvent dans d’atroces souffrances. Incriminés plus particulièrement ici, les transports urbains. Les derniers débats politiques en France ont complètement occulté la situation et les mesures à prendre, avec la bénédiction de tous, avides de romans-photos politiques plutôt que de mesures concrètes.

Et pour couronner le tout après avoir vanté la mondialisation à outrance, pour tester un semblant de protectionnisme honteux on va parler consommer local, mais comme consommer local ça fait écolo, on met en avant les produits régionaux, ça sonne mieux à l’oreille, on ne dit surtout pas que ça épargne des déplacements inutiles générateurs de nuisances.

On a laissé la situation empirer avec  « des pics jamais atteints » mais avant la météo qu’on attend pour nous tirer de ce mauvais pas, on nous présente un croquis d’on ne sait qui, d’on ne sait où, youpi, qui montre la baisse de polluants, clap de fin du journal. Hallucinantes aussi les consignes de dernière minute :

-Ne pas sortir ! pas faire de sport !

-Porter un masque ! ..Pourquoi pas des cours d’apnée ? je suis experte par nécessité

– En Chine c’est pire ! reyoupi !

Je me souviens d’une traversée de route à St Malo pour aller à la plage, il y a avait peu de circulation, mais suffisamment pour être asphyxiée. Sidérant le bord de mer !

Les valeurs limites d’asphyxie aux avantages du pot d’échappement, les falsifications d’un des premiers constructeurs mondiaux dont on attend le verdict.

L’association Respire propose une aide aux personnes touchées par la maladie contre les responsables mais la loi Hamon empêche toute action de groupe contre des causes environnementales.

Bon, je crois qu’on va arrêter là le journal télévisé car on a déjà atteint des sommets de passivité stérile.

Comment on a pu en arriver là ? la combustion du bois était vue comme écologique… !!! Et c’est que maintenant qu’on ose dire la vérité à cause des particules fines.

Maintenant on espère le vent, la pluie que sais-je. C’est ça l’intégration de critères environnementaux dans la gestion du quotidien ? alors qu’ailleurs nombre de villes de tous horizons ont déjà pris les devants.

En Allemagne, par exemple on a instauré une vignette éco avec en fonction du carbone pour circuler dans certaines des villes principales..

..que la France va essayer de copier..

Car les « mesurettes » ponctuelles adoptées en catastrophe jusqu’à maintenant n’ont malheureusement et évidemment pas apporté de résultat flagrant.

En plus de nos comportements à adopter dans notre vie de tous les jours :

Pourquoi pas des mesures d’encouragement pratiques et financières comme:

+ travail à distance + conférences téléphoniques ou visioconférences + logement à proximité du travail + zones de bureaux mixtes habitats-gares + ferroutage pour réduire les nuisances des longs transports camions + pourquoi la mode « durable »* du 4X4 en ville, le malheureux ,il ne verra jamais un grain de sable..

*voir prochain article celle du pantalon taille basse