Expérience autour de la syrphe..

..menée depuis avril sur 12 sites  avec 36 tentes dans la campagne genevoise.

Ici nous sommes sur le site de Meinier.

C’est une mouche, car diptère, 2 ailes, qui a pris l’apparence d’abeille, guêpe, bourdon probablement pour se protéger.

C’est un parfait bio indicateur de santé de l’environnement car il réagit aux pesticides.

Le but est, en tirant partie des bandes non cultivées entourant les champs, véritables réservoirs à  biodiversité, de la préserver et de lui permettre de se développer. Mais sa sauvegarde n’est pas évidente à gérer et il s’avèrerait que le voisinage de certains cultures avec des traitements doux mais continus seraient défavorables.. d’un autre côté on trouve nombre d’acariens morts à cause des traitements pesticides plus forts mais plus espacés dans le temps.

Les tentes fermées recueillent les larves au sol, les tentes ouvertes retiennent les insectes volants, ceux-ci sont triés, on gardera précieusement les syrphes

Le 6 août aura lieu la collecte et l’enlèvement des tentes, cette étude fera l’objet d’un Master en octobre.. et la perspective de réduire les intrants chimiques en viticulture .-))

Comment réutiliser les déchets d’huilerie d’olive ?

Réponse à l’unité de vermicompostage de l’Université Ibn Zohr, Fac de Sciences d’ Agadir avec Ayoub étudiant en « Master Biologie Fondamentale Ressources Végétales ».

Hyper « calé » en la matière par cette expérience qui lui tient à cœur mais aussi par sa formation scientifique, Ayoub réussit à nous simplifier au maximum les explications.

Après celle de plans de tomates vue plus bas, cette unité expérimente le recyclage de polluants d’une huilerie, ici celle de Sidi Bibi au Sud d’Agadir. Ces déchets en partie solides les grignons: peaux, résidus de pulpe et de noyaux d’olives, en partie liquides les margines très toxiques car très grasses, polyphénols en masse, comme le plastique, asphyxient les sols, sont acides et tuent les bactéries. L’examen de cette matière en attente, non encore engagée dans le processus est d’un aspect noir presque liquide avec un résidu huileux.

On réussit alors à écarter ces margines du circuit de déchetterie et donc de l’environnement et à en faire un engrais naturel.

Pour cette transformation deux étapes: compost et vermicompost.

1)Compost pour éliminer les pathogènes ou maladies comme escherichia coli et salmonelles. A ce stade on a encore qu’un substrat : paille, herbes et déchets végétaux qui fermentation à 60°avec les bactéries et l’humidité toujours nécessaire et à tous les stades. On utilise des tapis naturels pour la maintenir constante et  dégager l’énergie.

=> 3 mois

2)Vermicompost c’est l’étape suivante on introduit des vers, ici lombrics pour faire le nettoyage et la transformation -) par le processus de digestion -(

=>2 mois

On essaie avec un taux de margine de plus en plus important pour accélérer l’ élimination de ce polluant encombrant; mais au taux maximum, les vers semblent avoir des difficultés.. indigestion* ?

Ainsi pour que le lombric s’adapte on fait doucement et progressivement évoluer le taux par étapes :

0% : que grignon d’olive (carbone)+ paille (azote)

10% de margine, (paille 35%, grignon 55%)

25% de margine (toujours paille+ grignon pour le complément)

apparaît comme le plus adapté mais on est tenté de tester les taux supérieurs

(l’homme est ainsi fait…toujours plus !)

50% de margines…

75% apparemment le maximum car les lombrics semblent « caler*»

Enfin l’étape finale « délicate et expérimentale » consiste à extraire les vers de la matière finale (fins granulés secs sans odeur) prête à être ensachée : le tout est étalé en plein soleil, les vers en signe de protestation se regroupent pour garder leur humidité, en paquets ils sont alors facilement récupérables.

Ce compost se mélange moitié-moitié avec la terre, il facilite la croissance de la plante, sert même de rempart à certaines maladies.

Ce procédé mérite d’être vulgarisé, à suivre…

 

 

 

 

 

 

Variétés de gazon de la région d’Agadir

Le Robinson Club d’Agadir, premier complexe hôtelier à se positionner en matière de bonne gestion environnementale et  primé dès 2010 comme le détaille si bien thrmagazine, nous ouvre ses portes pour les découvrir:

Les diverses variétés de gazon, assez résistantes donc souvent utilisées sur les terrains de sport et de golf sont testées et entretenues dans le respect des cycles naturels: pas de tontes excessives qui nécessitent des entretiens supplémentaires, herbettes parfois bien intégrées, arrosages en fin de nuit pour rationaliser l’usage de l’eau et éviter les maladies dues à trop d’humidité nocturne et trop de soleil sur les feuilles humides, traitement biologique en particulier à base de bactéries qui s’attaquent aux parasites.

On expérimente le « mulching » qui consiste à laisser l’herbe broyée au fur et à mesure de la tonte. Cela permet en simplifiant considérablement la manipulation de ces déchets verts, de fertiliser, d’alléger les sols et de conserver une certaine humidité.

 

Ray grass 0Ray gras: le seul ici qui aime la fraîcheur. Il est souvent mélangé avec le paspalum pour alternance période de dormance (le 1er n’aime pas le chaud, le 2d pas le froid)  ou avec le bermuda gras. Nécessité d’eau, entretien et coupes plus fréquentes du moins au début pour densifier.  Baisse de régime à partir de 25 degré, durée 4ans. Fine herbe longue, touffue, petit épi, c’est le seul ici venant de zone tempérée, les suivants viennent de zones tropicales.

 

016-Paspalum: Gazon de bord de mer par excellence, fin très dense, adapté aux terrains de sport, il  résiste au sel et sable, tonte fréquente 1 épi aux grains serrés.

 

Kikuyu en fleur-kikuyu: Rustique plus vert et plus tendre que l’on peut confondre avec le Sténotaphrum plus bas, plus couramment utilisé. On le reconnaît aux inflorescences aux allures de fines tiges blanches translucides avec étamines et stigmates. Il a besoin de 2 mois de repos.

 

Stenotaphrum-Stenotaphrum: Feuillage bleuté et très résistant, épi sous forme de grosse tige légèrement courbée avec graines. Il a besoin de 45 jours de repos.

 

Paspalum en graine-Bermuda gras ou chiendent. Aime le chaud sec il rampe et se développe avec des rhizomes, dense avec petites feuilles, bleutées. Il a besoin de 4 mois de repos

 

009zoysia une fois bien installé ne nécessite que peu d’arrosage et de tonte. Il résiste bien en bord de mer au sel et au sable ainsi qu’ au piétinement. Ses feuilles fines offrent une vision plane ou même en touffes très originales et esthétiques, elles  peuvent aussi former des boudins autour d’obstacles tels que roches et troncs d’arbres.

-Enfin, appartenant aux Agrostis, l’agrostide et son feuillage également fin peut être envahissant et concentrer certains poisons de traitement sans mourir. Avantage ou inconvénient ? Utilisé sur les green de golf car résiste au piétinement.

Des alternatives au gazon ? oui

Au Maroc et particulièrement à Agadir le » tout gazon » peut lasser, trop-de-vert-toujours-vert, on ne respecte plus les périodes de dormance qui soulignent les saisons, et permettent de mieux redémarrer, on le sollicite toute l’année à grand renfort d’arrosages, d’engrais et de traitements.

Il est alors judicieux de penser à créer des espaces de rocaille, de dallages intégrés à un espace plus « sauvage » ou « à l’anglaise » ou la nature s’implante librement à coup d’herbettes et de fleurettes, parfois de petits arbustes comme ceux qui se sont invités spontanément dans mon jardin et qui ne demandent qu’à se développer,  mais attention! avertir le jardinier, il est parfois sans pitié.

En séparant bien les parties sèches de celles qui nécessitent un arrosage pour éviter le gaspillage d’eau surtout s’il s’agit d’un arrosage automatique; on peut aussi profiter des déchets « verts » ici « bruns » comme les coques de noix d’argane produits en quantité dans les coopératives locales pour uniformiser et former tapis sur une parcelle un chemin ou un contrebas offrant une tonalité« bois »feutrée naturelle le tout sans aucun entretien !

Plantes spontanées après la pluie

 

 

 

 

Les piscines qui sortent du lot en ménageant leur eau.

Après les piscines naturelles

L’époque ou les piscines voyaient systématiquement grand et profond est dépassée. Peu esthétiques, avec un volume d’eau colossal, un entretien contraignant, quantité de produits chimiques et peu pratiques pour l’aquagym. Le poids de la masse d’eau en question peut aussi présenter un risque pour les ouvrages en bordure ou en surplomb, glissements de terrains ou sur les terrasses, infiltrations. Moins profondes au design plus original, sans plongeoir ni échelle.

Calipau dakhla

Hôtel Calipau Dakhla

La mer toute proche s’invite dans un bassin à débordement, la perspective confond les deux, tout en longueur on y entre par un escalier se prolongeant en galerie permettant de la longer en gardant juste les pieds dans l’eau ; effet et pratique garantis. Aspirateur pour le sable et peu de chlore.

Une pompe alimente et renouvelle le stock depuis la mer toute proche en quelques heures, le doux bruit d’évacuation fait penser à l’ancestral système de seguia qui sert toujours à arroser les cultures des oasis.

La baignade allie le confort de la piscine aux bienfaits des bains de mer qui sont indiqués pour nombre de problèmes de peau, d’articulations, musculaires ainsi que des voies respiratoires.

Ksar Tafnidilt

Ksar Tafnidilt Tan Tan         

Peu profonde, à l’origine c’est un bassin pour arroser les cultures et l’oliveraie entourant le Ksar. Son eau est donc renouvelée au gré des besoins par trois puits avec des taux de salinité différents. La peau la tolère bien, mieux, elle s’y retrouve car elle est non traitée et peu calcaire. La nappe épargnée par les pompages excessifs est toujours à 15m 😉

 

- Atlas Kasbah

Ecolodge Atlas Kasbah Tighanimine El Baz

Dominant la vallée de l’arrière pays d’Agadir et agrémentée d’une belle ombrière, elle fonctionne par électrolyse au sel qui assure un roulement par sa transformation en chlore et sel en intermittence. Celui-ci circule grâce à un moteur fonctionnant à l’électricité solaire, le ksar est autonome à 80%. L’eau doit être complétée quand il y a eu évaporation, pas d’apports chimiques et les bienfaits sur la peau sont indéniables.

hotel les cascades

Hotel les Cascades Imouzzer

Cette ancienne piscine à 1160 m d’altitude au panorama somptueux est toujours aussi attractive, sauf à être frileux, l’eau de source à 20° est constamment renouvelée, mais quand on est courageux, quel plaisir au milieu de ce parc aux essences locales.

 

La pratique du golf vert-naturel sur un terrain de sable naturellement pas vert. Au golf de Dakhla.

Après un passage au practice dans les règles, une partie classique entre 2 amateurs s’est transformée en Pro-Am grâce à la participation d’Abdou, un des 2 pros du Club, qui nous indiquait le parcours et nous mettait en garde sur les pièges à éviter notamment les parties de sables mouvants ou une balle est restée logée.

La partie était très ludique, et le sol en majorité assez ferme nous a permis de jouer de la même manière que sur sol classique, d’un autre côté le peu d’obstacles naturels notamment les arbres faussent légèrement les distances, il ne faut donc pas hésiter à « rentrer » dans la balle.

Les greens en gazon synthétique égalisés avec une couche de sable m’ont permis de réaliser de jolis put, les deux autres joueurs ont envoyé des drive époustouflants sans qu’on ne repère la trajectoire.

*-*Magnifique expérience à tenter ou à renouveler *-*

 

 

 

 

 

Expérience de valorisation des déchets verts de maraîchage en circuit fermé

Approchée et étudiée lors de la visite des serres de tomates et de la compostière du Centre de Transfert de Technologies : le CTT de l’APEFEL des producteurs de fruits et légumes d’Aït Amira AGADIR avec son directeur: Monsieur Brahim Ouaddich

« Ce centre expérimente, forme et vulgarise les techniques de production des cultures maraîchères dans le cadre du plan Maroc Vert notamment en matière d’économie de l’eau, de préservation de l’environnement et de développement de la filière ».

Les serres:

La tomate représente à peu près 70% des cultures de la plaine du Souss, même si on s’oriente vers d’autres comme la framboise : délicatesse de la culture et besoin de diversification, elle reste majoritaire. Le bromure de méthyle précédemment utilisé pour désinfecter les sols est maintenant interdit et éliminé dans le cadre du programme national (selon normes UE) et va de pair avec une recherche sur des alternatives plus respectueuses de l’environnement.

Actuellement on se concentre sur l’éradication du ravageur  » tuta absoluta« 

Pour cela des réservoirs à phéromones attirent les insectes mâles qui, au passage sont immobilisés sur des bandes collantes noires. La Tuta absoluta n’est pas seule à être ciblée, la mouche blanche, elle, est attirée et fixée sur les bandes collantes jaunes.

Côté ciel les conditions météo sont suivies de près pour ajuster les protections, par exemple l’intensité variable des rayons UV traversant le plastique des serres et grillant les plantes et les fruits, on les recouvre avec de la chaux.

La compostière:

Elle fait partie de l’infrastructure de recherche appliquée.

Pour la 1ère année et pour compléter le caractère expérimental et novateur, le Centre collabore avec la société Suisse d’engrais verts : Eléphant Vert

La zone produit environ 300’000 t déchets verts de 14 différentes plantes maraîchères et cela représente un potentiel de matière formidable. A partir de là sont réalisés des mélanges/panachages en fonction des besoins.

Les déchets verts, résultat d’arrachage annuel des plants de tomates pouvant atteindre chacun 3m de long sont entassés en lignes d’environ 30t auxquelles on ajoute du fumier. Au sol et tous les 10 jours des trous aèrent, envoient l’eau, et évacuent le lixiviat. Celui-ci contrairement à celui des décharges qui ruisselle et collecte au passage nombre de polluants dangereux, est propre et récupéré pour arroser les espaces verts.

On obtient 50% d’humidité avec 20% d’oxydation. Il faut respecter la proportion carbone/azote, le + souvent: 30%, les déchets bois par exemple ont des taux de carbone supérieurs, il faut alors rétablir l’équilibre.

Le cœur des tas atteint facilement les 70° et on peut voir la fumée par endroits, contraste de chaleur et d’humidité, préalable au dégagement de méthane.

Dans ce contexte pas de vers ni d’insectes mais des micro champignons qui s’activent. La phase de maturation puis de décomposition de la matière organique ne prend que 3 mois. Ce compost est une très intéressante alternative au bromure de méthyle car il permet un développement racinaire important même en présence de nématodes. Il représente enfin un double potentiel prometteur d’échange entre le Centre et les agriculteurs de la région mais aussi vers l’extérieur.APEFEL (4)

 

 

Amane Souss : l’eau purifiée et mise en bouteille à Agadir

Rencontre avec Mr Moktar Sabri GROUPE CHABI HOLDING YNNA et

Mr Diani responsable du site d’Aït Melloul-Agadir, Holding aux multiples activités dont l’eau en bouteille et le cartonnage: gpc-carton

Ain Soltane et Aman Souss:

Aïn Soltane en bouteille est née en 2007 de la source d’ Imouzer du Kandar. Directement prélevée à la source, elle est ensuite débarrassée de micro impuretés par filtration. Elle est peu sodée à 4mg donc intéressante en cas d’hypertension ou de régime pauvre en sel, et carbonatée à 402 g ce qui permet de faciliter la digestion.

Amane Souss (eau en Amazigh) dans son emballage PET bleu anti UV provenant d’Espagne elle conserve la stabilité de goût même exposée à la lumière. Son emballage de 3l mais le plus souvent de 5l permet de réduire la consommation de plastique, de plus ces petites bonbonnes sont toujours réutilisées, contrairement aux emballages d’un demi litre ou d’un litre et demi, on ne les trouve jamais dans la nature: une piste pour éviter ces déchets un peu partout de même qu’ont été évités les sacs plastique ?

Première eau mise en bouteille au sud du Maroc dans l’usine Al Karama elle est certifiée comme Aïn Soltane ISO 9001 Qualité et ISO 14001 Environnement. Commercialisée depuis octobre 2015 à travers les circuits locaux, petites et moyennes surfaces commerciales, c’est une eau fournie par la Ramsa puis traitée en osmose inverse.

Le principe consiste à faire passer l’eau au travers d’une membrane semi-perméable. La membrane piégeant bactéries, microbes, virus, sel, calcaire, chlore et nitrates. Le réglage du système dépend de la conductivité et de la  salinité de l’eau.

Une dégustation et analyse épidémiologique s’effectue toutes les 2 heures par le laboratoire interne pour respecter les normes du Ministère de la Santé et un processus d’identification garantit la traçabilité des bouteilles.

Cependant cette technique engendre des pertes en eau de l’ordre de 45 à 50% d’où l’intérêt de réfléchir à sa récupération ce qui serait possible si l’usine travaillait 24h/24, actuellement que 16h/24. Une visite de cette activité au sein de l’usine est au programme.

Pour cette innovation dans un marché concurrentiel mais qui laissera toujours une place à un produit spécifique adapté par exemple une eau pauvre en minéraux pour purifier et assurer le drainage de l’organisme c’est le cas de Amane Souss.

 

 

HALIEUTIS 2017 AGADIR : comment ménager les ressources?

Cette 4ième édition du salon des métiers de la mer dédiée aux affaires et à l’échange commercial n’a rien négligé pour embrasser tous les aspects : marché à la criée, produits de la mer sous toutes ses formes, séché, congelé, en conserve, en dégustation, disséqué en labo, aquarium, maquette du port écologique de Nador, et même une plage aménagée.

Elle n’en était pas moins ouverte aux solutions environnementales : plage propre, réduction des gaz d’échappement, de polluants, économies d’énergie, prise en compte des zones et espèces en danger, mise en avant des AMP Aires Marines Protégées.

En Europe en 2010 comme au Maroc la réglementation de pêche illicite (INN) déploie sa batterie de mesures avec sanctions pour permettre enfin d’envisager l’avenir sur une base claire, même pour les eaux… En Suisse aussi, dès le 1er mars 2017, c’est demain! l’importation de produits de pêche illicite est interdite.

Côté exposants quelques uns d’entre-eux :

-Dans une approche globale, le comité scientifique de l’Union Européenne présentait ses statistiques sur l’évolution de la pêche et de son impact sur l’environnement par exemple la diminution de la consommation de carburant qui passe de 2009 à 2013 de 2’636 à 2’215 millions de litres de carburant soit une diminution de la consommation de 16%.

-L’efficacité énergétique par les nouvelles technologies sur prospectus présentée par ABB

-La peinture Akzo interline 925 sans solvant pour bateau et stockage de l’eau potable et des consommables.

-La Fondation  Paul Ricard et la réserve de l’île des Embiez; il est réconfortant de penser que de grandes familles se préoccupent de l’équilibre écologique de leur proche environnement surtout quand il s’agit de site d’une beauté et ressource rare.

Les travaux de :

-L’INRH : Inrh.ma l’Institut National de Recherches Halieutiques

-L’ADEME France : Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie

-L’AMEE Maroc : Agence Marocaine pour l’Efficacité Energétique.

-L’ONP et le Ministère de la pêche et son livret d’information « hout bladi » (poissons du pays) qui contient un tableau des différentes espèces à consommer de préférence certaines périodes de l’année pour ne pas perturber les périodes de repos biologique.Disponibilité produits mer

Source Ministère de la Pêche, ONEP, http://www.houtbladi.ma

Et c’est fort utile car pour une espèce comme le thon rouge, la règlementation de sa pêche en méditerranée et de sa consommation, a permis de reconstituer les stocks. Comme le rapporte le Figaro « les stocks sont quatre fois plus importants qu’ il y a quinze ans »

On s’aperçoit, de même que pour les  fruits de mer, que les zones vertes de consommation conseillée représente plus de la moitié du tableau, donc encore une large palette de choix tout en respectant la saisonnalité (encyclo-ecolo/Calendrier des poissons) qui correspond à la période de reproduction mais aussi de moindre coût.

Côté flotte maritime :

Lors des conférences et débats elle a fait l’objet d’une attention particulière :

L’origine et la conception de la flotte n’est pas toujours adaptée comme à Dakhla pour des bateaux importés de Norvège. L’acheminement des bateaux est long  et les conditions de pêche sont différentes.

On a constaté même au Maroc que les bateaux consomment encore beaucoup trop et  vont trop vite, une baisse de vitesse et d’accélérations permettrait une baisse de bruit, des dépenses et rejets de carburant.

De même la vérification de l’état de la coque, le poids à réduire car les charges sont souvent inutiles, rien que les peintures mais aussi les accessoires et équipements.

On s’aperçoit, comme en voiture en matière de consommation, que les mêmes règles s’appliquent et c’est logique.

Un outil comme l’économètre permet de réduire la consommation grâce aux indications instantanées, l’affichage des coûts en dirhams plutôt qu’en litres serait plus convaincant pour les pêcheurs…

On a aussi noté un maximum de pertes d’énergie en rotation d’hélice, par échappements et par les circuits d’eau sur les bateaux anciens.

Avec les nouveaux bateaux on peut s’attendre à une baisse de consommation de carburant de 10 à 20%, marketing ou pas, ça va dans le bon sens en tout cas.

Côté pêche:

Les thèmes traités passaient de l’encouragement à la pêche artisanale avec  l’aménagement des villages de pêcheurs à l’élimination des filets maillants dérivants qui  ravagent les fonds et la vie marine.

La réglementation apporte un appui précieux pour une puissance et une capacité de pêche stabilisée volontairement et pour une meilleure gestion des ressources à travers les rejets en mer de polluants mais aussi de poisson. A ce titre le port de Tanger Med s’est doté d’une unité de traitement des rejets, huiles et autres polluants.

On a aussi évoqué l’importance du repos biologique, du ciblage des zones de pêche, des cotas de pêche, d’ajustement des quantités pêchées-vendues ainsi que de réglage de la chaîne de froid pour éviter les gâchis récurrents.

Dans ce sens le bateau « Arpege » était présenté comme « le bateau de pêche du futur.»

Comment valoriser les déchets de poisson et éviter de reproduire comme à Nouhadibou une usine de farine de poisson alimentée avec des poissons consommables.

 Avec l’analyse du cycle de vie du poisson pêché jusqu’à sa vente, on étudie l’impact global de l’activité de pêche pour éviter que la réduction d’une pollution n’en augmente une autre, par exemple trop de carburant dépensé pour atteindre des zones de pêche.

Enfin les bénéfices du développement de l’aquaculture qui, si elle est réalisée dans un cadre et des proportions  raisonnables, soulage le stock des poissons sauvages depuis longtemps sous pression.

Au Maroc les 3 Aires Marines Protégées ou AMP : Nador, Essaouira, Massa permettent une conservation des ressources à long terme, plus au Sud  on trouve une zone où l’on veille sur  le phoque-moine

Et pour finir : chaleur humaine et poissons séchés étaient au rendez-vous au stand Afrique et particulièrement de Guinée Bissau.  On s’aperçoit à la lecture du très enchanteur guide d’écotourisme de l’ IBAPGBissau que le pays a su conserver son authenticité jusque dans sa pêche traditionnelle.

-En 2014 l’archipel a reçu le statut de Zone Humide d’Importance Internationale de la Convention Ramsar.

-Les aires protégées recouvrent 26% du territoire

-Sa mangrove est la plus étendue d’Afrique de l’Ouest

-On y pratique la plus ancienne technique de pêche à l’aide de branche de palmier tressé.peche-traditionnelle

LES BENEFICES DU RECYCLAGE DES DECHETS: SOCIETE MAGVAL AGADIR

La résidence Naama désirant recycler ses déchets ménagers, elle a fait appel à une société spécialisée déjà active auprès d’entreprises et collectivités soucieuses de leur impact environnemental.

C’est la société MAGVAL qui est en  charge de la collecte pour envoi après mise sous presse  pour expédition optimale auprès des divers transformateurs. Ceux-ci sont principalement basés sur la capitale marocaine comme par exemple le verre qui est  recyclé à 100%. La majorité est récupéré par la SEVAM « leader du verre au Maroc » à Casablanca. Seul le papier est expédié sur Tanger.

Pas moins de 10 hôtels à Agadir comptent sur Magval pour ces détritus encombrants à fort potentiel une fois traités : Robinson, Club Med, Argana, Sol House notamment mais aussi d’autres entreprises comme Coca-Cola et viennent enfin celles qui doivent neutraliser leurs résidus de produits chimiques (on sait que la région du Souss en est un très gros consommateur!) pour faire valider l’opération par une attestation règlementaire.

La collecte s’effectue dans des conteneurs en grillage robuste laissant apparaître la matière à stocker avec une plaque de référence : ces informations claires sont capitales pour un tri propre et efficace.

Bien sûr, ce n’est pas une raison pour surconsommer ou gaspiller des emballages  car tous les déchets ne sont pas recyclés et ou recyclables.

On distingue, les matières habituelles :

-verre

-métal, boîtes de conserve, cannettes, mais les feuilles d’ALU ne sont pas recyclables..

..d’où l’intérêt de s’en passer ou de les remplacer..

-matières en plastique (pet- polypropylène-pvc…)

-papier/carton

Mais aussi:

-matières en caoutchouc (pneu) -batteries au plomb, piles -bois

-déchets organiques – huiles usées

Les déchets verts sont consommés en élevage ou servent à faire du compost, les huiles sont collectées et traitées à Casablanca pour servir de carburant pour le transport  notamment par la société Kilimanjaro.

La fréquence du ramassage s’adapte aux quantités et la société se fait un point d’honneur à faire le bilan des différents matériaux. « Magval fournira un bon d’enlèvement où seront mentionnées les matières enlevées ainsi que les quantités correspondantes après les avoir pesées sur place ou au dépôt Magval ».

Ainsi chaque partenaire client est informé précisément des quantités collectées et donc de l’incidence positive sur l’environnement (CO2 épargné).

Le déchet devient ici une matière 1ère en puissance, génératrice d’emploi et de richesse qui de surcroît épargne l’environnement de rejets nocifs comme l’a si bien quantifié MAGVAL. Les bénéfices et retombées positives se situent tout au long du processus: en amont pour les entreprises collectées et en aval  pour les entreprises collectrices et transformatrices.

N’est ce pas un cercle vertueux environneMentalement motivant ?

Merci Rachida ,-)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les cas concrets rattachés à la COP 22 Marrakech les entreprises sont mobilisées :

De passage à Marrakech lors des préparatifs de la manifestation mondiale, et en dépit d’une pollution atmosphérique de poussières, particules fines de diesel et d’incinération de déchets, j’ai pu noter ces innovations qui j’espère amélioreront la situation.

-Mises à niveau des établissements hôteliers aux normes environnementales:

Malheureusement on trouve des établissements proposant encorede »gigantesques » piscines, alors qu’on peut économiser l’eau facilement en réduisant les dimensions et ce d’autant plus que la tendance est aux points d’eau moins profonds  au design plutôt allongé. De plus une mise en avant de cette « raisonnable » stratégie représente un argument choc marketing COP 22… et au delà!

Pas moins de 80 établissements du Royaume sont labellisés dont 34 de Marrakech sont labellisés clef verte http://www.laclefverte.org, les établissements parties prenantes feront découvrir les réalisations marocaines en matière de tourisme durable.

Arrosage des golfs pour réduire la pression déjà très forte sur la nappe phréatique, la ville épure les eaux usées, elle prévoit d’en augmenter la quantité, et les distribue sur les golfs et espaces verts.

-Aménagement d’espaces verts avec éclairage solaire : jardins d’Issil sur 1,5 ha, Allal El Fassi sur 2,5 ha, El Koutoubia 2 ha et El Harti 5,5 ha

-Mise en place d’une usine de traitement des déchets de la nouvelle décharge publique

La centrale solaire de Ouarzazate va être reproduite à Marrakech, transformation de déchets en électricité pour l’éclairage public

-Installation de quartiers écologiques à Rmilat

Transports: création d’une station électrique, 4 bus fonctionnant à l’énergie électrique solaire sur 2 étages avec tarifs forfaitaires sur 24 ou 48h, mise en circulation des premiers véhicules électriques Renault et Nissan lors de la COP 22, lancement du premier véhicule électrique réalisé au Maroc, projet d’encouragement à la pratique du vélo en coopération avec l’ambassade des Pays-Bas « Pikala bikes »

-Efficacité énergétique d’établissements publics, logement social à énergie positive, l’ONCF s’engage à réduire de moitié la facture énergétique de la charmante et fonctionnelle gare de la ville par un équipement de panneaux solaires

-Programme d’optimisation de consommation d’énergie de « mosquées vertes » dont une faisant référence dans la région de Marrakech à généraliser sur l’ensemble du Royaume.

A noter d’abord deux innovations de taille d’autant plus louables qu’elles proviennent du continent, le bio charbon à base de résidus de paille et d’argile d’une association sénégalaise et le bio diesel à partir de micro algues présenté par une jeune tunisienne. Le consulat de France de Marrakech en a profité pour réaménager ses jardins avec un gazon artificiel recyclable, sans tonte, sans arrosage, donc sans traitement chimique, agrémenté de cactées pour un entretien minimum. La place Jemaâ el Fna exposera les espèces animales protégées. Sofitel et Novotel exposent des œuvres d’art en lien avec la récupération des déchets « Monsieur Propre pour nettoyer la planète » clin d’œil à l’utilisation excessive de produits d’entretien, et actions de ramassages de déchets par des enfants dans leur quartier.

Enfin, un appel à projets a été lancé dans les domaines de la valorisation des déchets, de l’utilisation rationnelle de l’eau et de l’efficacité énergétique en vue de participer à la sélection finale.