Protection intégrée et bio contrôle à Agadir

Symposium de l’ AMPP 19-20-21 Juin 2018 au Palais des Roses d’Agadir

Résultat de recherche d'images pour "agrimaroc protection plantes"

« PROTECTION INTEGREE & BIOCONTROLE EN CULTURES HORTICOLES ET ARBORICULTURE »

Ce 1er Symposium de l’Association Marocaine de Protection des Plantes, AMPP, riche d’ un programme d’experts internationaux a eu lieu ce 19 Juin pour 3 jours à l’hôtel Palais des Roses d’Agadir. Cette rencontre avait pour but de passer en revue les enjeux, l’utilisation et la législation dans le domaine de la protection des plantes, bio pesticides ( plantes attractives ou répulsives, extraits végétaux, huiles essentielles, insectes ) contre les maladies. Avec en clôture, une visite terrain à l’APEFEL. 

Car en effet, on parle souvent des ravageurs des cultures souvent insectes, champignons versus le remède chimique en laissant trop souvent de côté le potentiel présent dans la nature qui ne demande qu’à faire le travail en harmonie avec elle-même et sans les boîtes en plastique avec une tête de mort.

Pour la revue électronique en sciences de l’environnement vertigo, 

« la lutte biologique, une méthode utilisant des ennemis naturels afin de contrôler les populations de ravageurs. Cependant, le potentiel de ces ennemis présents dans l’écosystème est souvent sous-exploité. Plus particulièrement dans le cadre de la pomiculture au Québec, l’exemple d’une punaise prédatrice d’acariens phytophages démontre le chemin encore à parcourir pour maîtriser les ressources à notre portée de mains afin de les mettre à profit. »

« La lutte intégrée est une stratégie élaborée pour contrôler des organismes ravageurs en utilisant tous les moyens possibles et compatibles entre eux afin de maintenir ces ravageurs sous un seuil économique acceptable (Dent, 1995). Les ravageurs ici considérés peuvent être des oiseaux, rongeurs, acariens, insectes, nématodes, champignons, bactéries ou virus, cependant nos exemples traiteront plus particulièrement des insectes et acariens. Les moyens mis en oeuvre pour réduire l’activité des ravageurs ciblés font appel à des méthodes pluridisciplinaires pour développer une véritable stratégie de lutte viable du point de vue socioéconomique. Cette méthode est un mélange de réflexion associée aux connaissances des différentes disciplines suivantes : l’entomologie, la nématologie, la phytopathologie et la malherbologie (Figure 1). »

 

Personnellement une visite à l’Omnium Agricole du Souss de la région d’Agadir, la SAOAS, en son département d’élevage/import d’ insectes auxiliaires contre les ravageurs agricoles principalement en maraîchage m’a permis de réaliser une expérience de lutte intégrée dans mon mini potager. Même en m’y prenant un peut tard par rapport à l’évolution de la maladie, les résultats ont été probants et surtout !quelle sensation! de lâcher œufs et insectes sur les quelques plans de tomate infestés d’ aleurode-mouche blanche et de voire ces petits êtres verts, (couleur et tendance), s’activer consciencieusement.

SAOAS auxiliaires

Ci-dessous boîtes des larves/insectes contre mouche blanche de la tomate et du poivron :

+nesidiocoris tenuis : petit insecte vert, -sensible que les autres, activité probable 10/15 jours

+eretmocerus eremicus : petits œufs blancs, 3/5 jours

+encarsia formosa : œufs noirs, 3/5 jours il parasite, a besoin de l’œuf de sa proie pour se développer

Ces petites bêtes vont manger ça –>

aleurode tomate

Pour donner ça–>

Tomates cerises

Après récolte et direct sur l’emplacement de la tomate en question –>graines de poivron, + vermicompost d’olive, culture fragile aussi par rapport à ce même prédateur,

–>aucune attaque, ce pied comme les autres, est chargé de 4 unités  >*..*<

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publicités

La STEP, station d’épuration des eaux usées de l’hôtel Ibis de Meknès

A Meknès, l’hôtel Ibis Moussafir (signifiant voyageur en arabe) porte bien son nom. A l’instar des autres structures de l’enseigne, elle est située à proximité de la gare, parfois de la gare routière ; celui de Marrakech fait coup double il est entre les deux. Une très pertinente localisation  encourageant l’usage du train et facilitant le repérage du point de destination par rapport à la gare que l’on y vienne en voiture, train ou bus.

Cet hôtel 3 étoiles de 104 chambres qui a ouvert le 1er août 2001 bénéficie d’une situation pratique entre le centre ville et l’ancienne medina ainsi que d’une charmante vue sur cette dernière.

C’est en discutant bien auparavant avec la direction de l’Ibis d’Agadir au sujet de ses multiples actions environnementales   engagées par la chaine du groupe Accord que j’ai été informée de la particularité de l’hôtel de Meknès ; j’ai pu m’en rendre compte lors de mon passage ce mois-ci.

En effet, il est le premier de l’enseigne à être équipé à la fois de panneaux solaires thermiques (4 000 l ou 4 m3/jour) et d’une station d’épuration ce qui est osé et plus rare pour un hôtel que pour une municipalité.

Il rentre alors dans le cadre de l’expansion marocaine en la matière, 70 unités au Maroc en 2013 d’après le journal la Vie éco ; à Marrakech 18 golf partenaires participent au réseau de distribution tout en en bénéficiant pour leur arrosage devenu plus respectueux de l’environnement.

A l’Ibis de Meknès, depuis 2001, panneaux solaires de préchauffage d’eau chaude sanitaire (sinon gaz) et traitement des eaux permettent d’arroser le parc en saison sèche tout en épargnant l’eau de la ville et de la nappe en période péri estivale de stress hydrique. Mustapha en est le responsable technique.

 

Dans un coin du parc, camouflé par des haies touffues et dans les mêmes tons, on est presque surpris par les 6 postes enterrés que l’on perçoit à peine:

1-poste en aval (bloc carré), pompe dégrilleur qui retire le + gros des déchets moteur réducteur solvant désablage, déshuilage avec bulles air—>huiles en surface

2-aérateurs, traitement biologique, homogénéisation, on y introduit la juste quantité d’oxygène pour le métabolisme et le développement des bactéries

3-clarification, pompe à décantation-filtration d’une partie, le reste vers l’oued

bactérie et matière reste stockée, boues raclées

4-déchets vers silo à boue avec sprinkler qui récupère les engrais espaces verts

5-photo bio grand bassin ou tourne jet d’eau

6-bassin stocke avec chlore, pompe doseuse calcule en fonction des besoins

Cette eau récupérée sert au nettoyage du parking et des extérieurs, à l’arrosage mais aussi et surtout on recherche la baisse de consommation de l’ eau en général.

Une visite didactique en dessin:

epuratus-step-pretraitement.PNG

epuratus-step-le-traitement-biologique.PNG

epuratus-step-clarification.PNG

epuratus-10m.PNG

clarifix-step-BD-01E.PNG

igepac.com

En gardant toujours à l’esprit que tout ce que nous rejetons partout, se déversera dans la nature. Depuis la maison mais aussi en extérieur et particulièrement « les grilles d’égout » baptisées ainsi à tort car en réalité destinées à évacuer les eaux de pluie.. Essayer de réduire ses rejets en quantité et en toxicité, par exemple balayage, moins de lavage du sol surtout en extérieur, moins de produit, ou lavage à l’eau doit nous aider à

réduire la charge d’empoisonnement de la nature

 

Les Océanes d’ Essaouira 11/18 AVRIL 2018

Un magnifique festival qui se préoccupe du littoral: de la propreté des plages jusqu’à la réduction des déchets en amont/actions écoresponsables avant clôture, en passant par une course de barques à rames performée par un groupement de pêcheurs ainsi que plein d’autres activités.
Les Océanes d’Essaouira

CULTURE SURF – ART, SPORT & ENVIRONNEMENT

Du 11 au 18 avril 2018

Célèbre pour ses rendez-vous culturels internationaux, Essaouira est aussi fameuse pour son spot de surf de renommée mondiale. Au côté de toutes celles et ceux qui partagent les valeurs de la culture du surf et souhaitent développer ces disciplines sportives à Essaouira, l’Institut français d’Essaouira organise la 2ème édition du festival «Les Océanes ».

Orientée vers l’éducation et la sensibilisation aux enjeux environnementaux et aux problématiques des littoraux et des océans, cette édition sera l’occasion de nouvelles collaborations.

Un événement à l’image de la ville et de ses habitants !

De l’école à la plage, et au travers d’initiations aux pratiques sportives, d’expériences artistiques, de projections de films, de documentaires, d’expositions, de conférences, d’interventions scientifiques, le festival se veut un moment de rencontres, de partage et d’apprentissage.

Merci à nos partenaires déjà au rendez- vous en 2017 qui adhérent une nouvelle fois au projet et à nos nouveaux partenariats qui voient le jour pour l’occasion : Surf-Report, Surfrider Foundation Maroc, Made in Essaouira, École supérieure de technologie Essaouira, Club EPDD, Essaouira Spirit, Ion club

Suivez le déroulement du festival sur cet événement ! Afficher la suite Convient aux enfants

 

 

 

 

BIO SUISSE: UN LABEL à SUIVRE

Le Bio à l’échelle européenne

En pourcentage des surfaces agricoles:

Autriche                          20%

Suède                               17%

Estonie                            16%

République tchèque      14%

Suisse                                13%

Moyenne UE                    6,2%

Malte, l’Irlande et la Roumanie moins de 2%.

Plus de la moitié de la superficie totale de culture biologique dans l’UE (52%) se trouve en Espagne, Italie, France et Allemagne avec un bémol, ceux sont  ces pays qui ont une superficie cultivable relative importante dans l’UE.

Depuis 2010, la superficie consacrée à l’agriculture biologique en Europe a augmenté de presque 2 millions d’hectares (+21,1%).

 

En Suisse

Depuis 2010 les surfaces dédiées au bio ont progressé de 22,9% à 136’287 hectares. En 2016 il représentait 8,4% du marché alimentaire suisse.

Ats/Eurostat 2015-2016

Répartition du Bio en suisse :

Carte agriculture Bio suisse

 Cette carte montre que déjà la progression était très marquée d’Ouest vers l’Est jusqu’au maximum, une  « petite Suisse miniature » orientale et archi verte.

Côté distributeurs, la concurrence est toujours de rigueur entre les 2 premières enseignes de grande distribution COOP et MIGROS

Le groupe Coop a annoncé avoir réalisé en 2017 un chiffre d’affaires de 1,4 milliard de francs (+10,7%) (ou 13 avec 1,3 selon le mode de calcul) et compte presque doubler cette part dans les 7 années, grâce aux seuls produits bio et ambitionne d’atteindre les 2 milliards en 2025.

Ces cinq dernières années, le groupe Migros a presque doublé la vente de ses produits biologiques, avec 808 millions de chiffre d’affaires en 2016.

Source: Rts info 

Ces 2 enseignes que les suisses se disputent, sauf quand ils vont en France s’approvisionner à moindre coût…quoique aujourd’hui l’euro a grimpé à 1,17 chf, sont en perpétuelle concurrence, qui innove ? qui suit ? tantôt l’un tantôt l’autre et les idées ne manquent pas, elles se multiplient donc régulièrement par deux.

Un exemple phare est le magazine hebdomadaire de chacun d’eux conçu pour être un support publicitaire, il devient mine d’information sur les nouveautés notamment en matière de développement durable.

A cette heure, le match est avantage COOP avec son propre label bio naturaplan (zut, j’étais plus MIGROS-( )) dont le slogan parlant et chantant : « MIGROS : Naturel’ment ! »

En effet la lauréate ne propose que des produits labellisés Suisse aux normes plus strictes que celles de l’UE plus facilement proposées par la MIGROS.

Un aperçu des critères des principaux labels :Résultat de recherche d'images pour "bio suisse"

Autres critères car c’est en combinant ci-dessus et ci-dessous que la suisse s’offre une ligne de conduite archi-bordée:

Produits » indigènes »

– Pas de sous label au sein d’une même exploitation, tout Bio

– Priorité produits Suisses

– 7% des terres doivent favoriser la biodiversité* par des rotations de cultures et des bandes en friche

– Pas de chauffage des serres, seulement maintien hors gel

Produits importés

– Transport avion interdit

– Pas de défrichement

– Utilisation durable de l’eau

*On commence à revoir des coquelicots papillons libellules et de nouvelles surprises à venir en Suisse

Cependant toujours de l’huile de palme dans la majorité des produits comme les biscuits

Et au Maroc, ou en est-on?

Du Bio à tout-va

Sur le marché marocain, l’on assiste actuellement à une utilisation à tout-va de l’appellation Bio. Confondue avec les labels «Beldi», ou encore «naturel» ou «paysan», l’appellation Bio est souvent attribuée à des produits, qui ne respectent pas le processus ni le cahier des charges. En effet, l’agriculture biologique va beaucoup plus loin que produire sans pesticide. Elle répond à un cahier des charges strict, avec des impératifs de traçabilité des produits et intrants, obligation d’utiliser des semences biologiques, utilisation de variétés locales…Une fois la loi entrée en vigueur avec tous ces textes d’application, tout opérateur qui apposera le logo Bio sur un produit non certifié ou qui fera la publicité mensongère d’un produit qui n’est pas réellement Bio s’exposera à une amende qui peut aller jusqu’à 50.000 DH. Un organisme non agréé par l’Etat, qui certifie les produits Bio sera exposé à payer une amende qui peut aller jusqu’à 100.000 DH. Le contrôle de l’étiquetage, notamment le logo Bio sera effectué par l’ONSSA.

La filière en chiffres

L’agriculture Bio représente:

  • 136,3 millions de DH  de chiffre d’affaires à l’export en 2016, pour environ 10.250 tonnes de produits Bio
  • 8.000 ha de superficie cultivée et 1.300 ha en cours de conversion vers le Bio.
  • La production est d’environ 80.000 tonnes dont 12.000 produits frais et transformés à l’export.
  • 165.000 ha en plantes spontanées (représentées essentiellement par la forêt, de l’arganier, des plantes aromatiques et médicinales).
  • 116 producteurs certifiés ou en cours de certification (ou en cours de conversion).

     Source : l’économiste

A l’échelle de la région du Sud-Ouest, Souss-Massa, on constate une offre grandissante de ces produits tant attendus.

Rien qu’aux environs d’Agadir on dénombre une demi douzaine de fermes:

– Ferme de khenfouf tout au Sud près de Sidi Ifni

– Ferme du Sud

Ferme de Takkat

– Ferme de Ouled Teima 45 km Ouest Agadir

Ferme akemrane à 20 km de Taroudant

Elles fournissent en vrac mais surtout sous forme de cabas, activité à laquelle je me suis livrée de 2009 à 2012 pour le personnel d’une multinationale dans le canton de Genève.

Mais revenons à Agadir, ces producteurs souvent modestes ne peuvent pas tous se payer la certification, marque de confiance vu la proximité ; on peut aussi se rendre compte sur place et bénéficier de visites guidées passionnées et passionnantes. Autre preuve de « bonne culture », un invité surprise au lavage: jamais trouvé dans les légumes « conventionnels » un petit insecte, escargot ou ver sauvé de la noyade; les âmes raisonnables relâcheront ce « label vivant » de la nature dans la nature.

Enfin, les magasins Marjane ont depuis peu un petit rayon de fruits/légumes bios certifiés CCPB Maroc

 

 

 

La tisane, championne des remèdes/boissons à portée de main

 

Tisanes du MAROC

Découvertes sur le papier il y a quelques années à travers les ouvrages d’un des premiers valeureux connaisseurs/aventuriers en la matière, Maurice Mésségué, ces mauvaises herbes, ou plantes et leurs vertus n’en finissent pas de satisfaire le goût et les petits tracas de chacun à travers leurs principes actifs. Au passage, selon Swissmedic, l’autorité Suisse de contrôle et d’autorisation des produits thérapeutiques, elles ont valeur de médicament. Donc efficaces mais avec parcimonie pour chacune d’elles.

Mais revenons à notre « Pape des plantes », décédé l’an dernier il nous laisse un savoir formidable qu’il tenait en particulier de son père. Celui-ci avait trouvé sa vocation lors d’une heureuse promenade après une malheureuse glissade dans un fossé verdoyant.

Il a su faire profiter ses patients de cet héritage consolidé avant que son entreprise ne prolifère et devienne arborescente : multiplication et innovation de produits couplée à la vente par correspondance.

Simple d’usage, l’infusion se révèle après 10 mn dans l’eau bouillante au repos, elle pouvait selon lui, ce que je fais, être réutilisée 2 ou 3 fois.

Elle est aussi excellente en boisson froide

Quelques unes avec leurs propriétés:

Romarin : mémoire, vitalité, foie, rein, vésicule biliaire, circulation

Menthe : digestion, douleur, équilibre nerveux, vitalité, voies respiratoires

Verveine : digestion, nausées, dépression, stress, anxiété

Sauge : mémoire, digestion, anti infectieuse, problèmes de ménopause :pilosités, bouffées de chaleur. Cures de neuf ou dix jours maximum et les espacer de trois semaines environ. Celle qui « éloigne le médecin » quand on l’a dans son jardin a aussi la capacité de désodoriser, foncer les cheveux, mais aussi de blanchir les dents…

C’est ma plante préférée. La bouture se transplante aisément, elle est aussi très robuste en cas de gel comme de forte chaleur, en croissance la plante se pare d’un véritable tronc robuste avec écorce tel celui d’un arbuste

Zut, j’ai deux favorites, il y a aussi l’ortie

Pélargonium : variété de géranium légèrement citronné est astringent, contre les problèmes abdominaux et régule le taux de sucre

Profitons en pour ne plus sucrer progressivement, ce qui est plus facile qu’avec le thé parfois amer dans la durée.

Le miel, lui, peut être un excellent cicatrisant pour petites plaies et commissure lèvres et antiseptique contre champignons et divers tracas des ongles.

Tisane dépurative : rose, lavande, hibiscus

 

Roue téléchargeable de référence, par fonction

 

Au Maroc, vallée du paradis

M’Barek, de l’hôtel « des Cascades » à Agadir-Imouzzer, érudit en la matière nous livre un peu de son savoir. Lui aussi, par son entourage et sa propre expérience aime transmettre et faire profiter du potentiel botanique de cette merveilleuse Vallée du Paradis dominée par le village d’Imouzzer : =>

«  »Lavande contre troubles du sommeil

Lavande + lierre contre rhumatismes, si genou gonflé faire un cataplasme local avec bandage

Armoise contre la nervosité

Marrube blanc à infuser longtemps très efficace, ressemble un peu à la menthe, odeur de thym, dégage le nez

Fruit du chêne vert (gland) contre saignement du nez

Oseille contre l’acné

Bouillon blanc, long épi de fleurs jaunes contre les abcès par application de feuille écrasée en cataplasme

Cannelle tue les microbes, antiseptique

Miel contre pipi au lit, 1 cuillère avant de dormir

Mauve + ail à manger en même temps pour le côté antibiotique naturel contre une toux débutante ou sèche

Thym tisane + ail contre la toux forte

Fenouil contre le rhume

Plantain contre les maux de dents, se laver les dents avec infusion eau chaude, si les gencives sont gonflées, ajouter du sel

Verveine contre vomissement, calmante

Céleri à manger en cas de rhumatismes

Pamplemousse contre le cholestérol à consommer avant une heure de marche

Serpolet contre l’arthrose

Menthe à feuilles rondes contre la diarrhée

Moutarde, feuilles jaunes, contre frilosité en bain de pieds

Vigne rouge, feuilles pour la circulation du sang

Saponaire pour la gorge

Olivier contre saignements de dents et mauvaise haleine (!) en lavage le matin

Globulaire, on le plaque contre les blessures infectées

Curcuma pour les voies biliaires mais avec précaution en cas de calculs mais aussi effet antipelliculaire

Arganier huile d’argan tonifie veines et vaisseaux en application locale/massages

Aubépine le fruit permet de tonifier le cœur et les artères en cas de légers troubles

Eglantine contre l’angine

Laurier sauce, attention pas le laurier rose (fleurs), en tisane régule la circulation du sang

Rose contre estomac dur, problèmes gastriques, eau de rose pour humidifier les yeux

Fleur oranger calmante

Safran miel et thym contre refroidissement matin et soir

Mélisse contre les ballonnements

Basilic parfume corps ou hammam

Sauge en bains de pieds aussi contre diabète mais avec modération pas + de 5 jours 1 fois/jour

Eucalyptus traitement des plantes

Menthe rafraîchissante

Chiba, ou absinthe très cultivée et populaire au Maroc, elle a été jadis devancée par le thé à la menthe (apporté par les anglais) et le remplace souvent aujourd’hui. Chauffe le système sanguin,  contre les vers, à prendre 3 jours par mois pendant 3 mois

Thé très efficace contre la soif quand pas beaucoup d’eau surtout s’il est fort

Quelques conseils accessoires:

Hibiscus contre asthme et aussi régime

Pas d’huile olive chauffée

Pas de poulet ni viande industrielle

Ne pas boire en mangeant, seulement 1 demi heure avant/après pour éviter les ballonnements

Eviter excès, d’une même tisane, pas + de 5 jours/mois

Pour l’équilibre général les médecins prescrivent souvent du magnésium qui se trouve dans une plante comme le romarin…

–Un plante vedette ?

–surtout pas…avec parcimonie ! » » <=

—————–

Il est important de souligner l’interaction entre médicaments et plantes qui peut causer des effets secondaires, selon psychomédia, d’après une étude publiée dans le British Journal of Clinical Pharmacology.

Enfin, certaines plantes peuvent être dangereuses pour les femmes enceintes comme la camomille, la bergamote et la bourrache.

Compte tenu de ces précautions, à la vôtre =:)

§ C’est l’heure de prendre la tasse, aujourd’hui ce sera du romarin §

§

 

 

Le mur de pierre sèche : la pierre, richesse gratuite universelle et renouvelable

« Pierre sèche ancestrale et innovante pour nos territoires »

C’était le thème de la conférence débat présentée à la Wilaya d’Agadir par Claire Cornu avec  Salima Naji ce vendredi.

schema-coupe-mur-pierre-seche

Système ancestral de pierres calées horizontalement et verticalement, ces ouvrages sont en pierres sèches et rien d’autre pas de ciment ni d’enduit. Et la pierre, c’est du calcaire, du schiste ou du granit. L’art de la construction est  technique pour en assurer sa durabilité. Avec environ 25%de vide, elle garantit souplesse, solidité et perméabilité.

Malheureusement encore trop souvent assimilée  à un matériau « pauvre » versus le béton ou le parpaing, surtout au Maroc, elle peut alors se moderniser juxtaposée ou intégrée dans une architecture contemporaine.

C’est aussi une richesse de proximité, peu de transports, pas de peinture ni de crépi, au contraire les intempéries : soleil et pluie lui donnent une patine intemporelle.

Quelques cas de figure depuis les abris jusqu’aux systèmes de protection contre les intempéries :

 – Bories du village provençal de Gordes, très anciennes cabanes d’habitation.

– Paliers ou terrasses, seuil ou «  tanquat » (mot catalan) ou barrage, tous ces ouvrages sont anti érosifs, contrairement aux ouvrages jointoyés cimentés, sont drainants, permettent l’évacuation en douceur et bien répartie lors de pluies torrentielles. Pas besoin de drainer artificiellement avec des  tuyaux dans des trous pour évacuer le trop plein d’amont vers l’aval.

 – Chemins de pierres enfoncées dans le sol aux 2 tiers ou callade (mot provençal) : enfoncé dans le sable.

Précieux allié des activités agropastorales :

Dans certaines régions délaissées on constate une nécessité d’entretien par exemple les terrasses en zone agricole de montagne  sinon le ruissellement les dévaste jusqu’à disparition.

Nombre de cultures en bénéficient toujours : vignes, agrumes, amandiers, oliviers, pâturages pour troupeaux sur des zones en dénivelé.

En bord de rivière il permet non seulement d’éviter l’érosion mais de garder le précieux limon lors des décrues.

Il joue aussi le rôle capital de protection contre les maladies en abritant une biodiversité qui régule les maladies.

Enfin en emmagasinant la chaleur et en la restituant,  il régule les températures, l’humidité en ombrageant les bordures,  adoucit les amplitudes thermiques et joue le rôle de coupe vent.

On a remarqué la possibilité de les élever jusqu’à 4 m de hauteur.

Depuis 2016 le métier de murailler se trouve dans la liste nationale des métiers d’art en France. Métier reconnu, sa modélisation et sa vulgarisation sera possible et facilitée. Déjà il est enseigné dans quelques lycées agricoles du pays.

Au Maroc, si vous avez l’occasion de passer par  la région Sud-Est d’Essaouira, dans les environs d’Ait Daoud, vous pourrez admirer un paysage riche en murets délimitant les terrains, vous serez frappés par leur  régularité gage de bonne construction et d’entretien, ce qui laisse penser qu’un échange de savoir inter région, inter-pays et inter profession serait constructif, sans jeu de mots, c’était un peu le but de cette rencontre et je crois qu’il est atteint.  )*-*(

CLIMATE CHANCE AGADIR 2017

Ce sommet mondial a choisi Agadir cette année pour nous présenter son programme riche d’acteurs de terrain climatechance/2017/programme, pour le reste c’était à nous participants, de lui donner vie.

Pour se faire une idée rien de tel qu’un petit compte rendu Pro d’huffpostmaghreb/climate-chance-agadir-2017.

Outre les précieuses rencontres, voici 2 des multiples thèmes qui m’ont captivée :

-Le traitement des ordures ménagères et particulièrement le lixiviat

-Le réchauffement des températures et son corollaire la raréfaction des ressources en eau.

Le lixiviat

Invitée au sommet Climate Chance par la société exochemsenvironnement pour sa présentation sur le traitement du lixiviat j’ai dû écourter mes vacances suisses et je n’ai pas été déçue.

Cette société est par ailleurs active sur les traitements de liquides toxiques : rejets de décharge, de station d’épuration, d’industrie pétrolière.

La technique de pointe en question peut être la solution aux problèmes engendrés par la surcharge de la décharge que l’on connaît sur la zone du Grand Agadir et des graves répercutions environnementales suite aux pluies torrentielles de ce printemps.

En effet, le lixiviat : communément appelé « jus de poubelle », provient des liquides ruisselant à travers les déchets et ordures massées en décharge où il se gave de polluants en tout genre.

En bref, ce lixiviat est valorisé par incorporation d’oxygène.

Au départ on a trop de charge organique, pas de vie, car manque d’oxygène.

On intègre de l’air au fond des bassins de rétention, les bactéries sont en aérobie, l’oxygène décompose la chaine moléculaire=> coupe chaine=> baisse d’eutrophisation, rééquilibrage de la matière.

Les micro-organismes qui ont résisté se sont transformés et réduits en petite quantité. Le gaz carbonique se transforme en gaz organique, après 7 jours (+ou- long selon l’âge ou vieillesse de la matière qui est alors plus concentrée) le liquide peut servir : arrosage, mais aussi engrais car chargé en matière organique, protéïnes fertilisantes.

Par ce processus la pollution est transformée en produit valorisé. On peut ainsi recycler cette eau rare et précieuse.

La raréfaction des ressources eau

Préoccupation générale, et en même temps particularité du Maroc et de ses zones arides, la raréfaction des ressources en eau à été un sujet capital.

La carte ci-dessous laisse apparaître les disparités entre régions (avec évolution contrastée, parfois inattendue comme ces gains futurs sur une grande partie du Sahel) qui vont s’accroître au fil du temps et auxquelles il va falloir trouver ou retrouver des parades en amont (moins consommer) et en aval nouvelles techniques: captation, dessalement, réserve sous terre pour économiser l’eau d’arrosage:

Reserve d'eau

 

Côté villes, elles perdront des ressources majoritairement en Occident, tandis qu’en Asie les « gains » risquent de se manifester sous forme de trop pleins au cours d’intempéries saisonnières.

Des aménagements pourraient aider ces villes et toutes les autres à affronter ces risques.

ressources hydrographiques

Villes et changement climatique

Par cette 2ième journée de Chergui à 40°, air de Sud-Est chaud et sec, un thème d’actualité me tient à cœur pour aujourd’hui même mais aussi pour l’avenir : le réchauffement général et régulier des températures.

Nous attendent un peu partout catastrophes naturelles et températures extrêmes qui amalgamées à l’exposition continue aux polluants sont dangereuses et ont déjà causé nombre de dégâts irréversibles sur les milieux, la santé et la vie des citadins.

En effet les villes sont souvent + sujettes aux canicules que les campagnes, plus d’habitants et de transit, plus bétonnées elles emmagasinent et restituent la chaleur, elles ont besoin d’attention particulière. Y faire entrer la campagne serait la solution ? Ainsi réduire la fuite urbaine du week-end ?

Réflexions, mise en pratique d’innovations, nouveaux comportements déjà en cours à généraliser, certains peuvent même nous faire faire des économies et gagner en confort et esthétique. Quelques exemples illustrés:

1-Parc ombragé dans un quartier de villas d’Agadir, mais aussi corridors et chemins verts, points d’eau, d’ombre : grands arbres, bancs, grandes toitures abris ou la population se rencontre  ou se réfugie comme à Tata.

2-Mur végétal halles d’Avignon/toiture végétale, chef d’œuvre de salubrité paysagère. En végétalisant le béton des murs et les toitures on absorbe le CO2 et restitue de l’oxygène, tient, encore elle, elle est décidément indispensable, on a tendance à l’oublier !

Les bénéfices se ressentent directement par captation des polluants et en purification de l’atmosphère. Ces jardins suspendus en croissance et à divers niveaux augmentent les taux d’humidité, absorbent les eaux de pluie et concourent à réduire chaleur et canicule urbaine connue pour amplifier la pollution et ses effets néfastes.

3-Arche de verdure en noisetier en campagne genevoise, refuge de fraîcheur et de biodiversité pourrait aussi être un monument urbain.

4-Arbres centenaires intégrés au bâti comme celui du nouveau centre d’Annemasse. Reconstruire ou aménager ? Trop souvent on démolit au bulldozer, on coupe à la tronçonneuse. Tirer profit de l’existant, fiable quand il est costaud par exemple une ancienne usine, mais aussi devenu original si agrandi ou combiné avec style différend par exemple. Quartier artistique de Zurich dans anciennes écuries, ancienne zone industrielle de « Zurich Ouest » ou enfin à Lisbonne « docas de Santo Amaro » anciens docks portuaires réaménagés en restaurants de poisson.

A ne pas négliger aussi le choix des couleurs qui repoussent lumière et chaleur et qui aussi empêchent l’éblouissement qui sera de + en + présent avec UV agressifs et persistants. De +, moins salissantes, elles seront plus faciles d’entretien dans des tons nature comme vert, beige, gris, terre.

Intégrer au bâtiment les techniques telles qu’éolien, solaire, tri, recyclage, énergie de combustion ou de chauffage des déchets ou des équipements en activité, permet gain de place et proximité.

Intégrer aussi aux nouveaux aménagements les arbres anciens, les faire cohabiter le +longtemps possible avec la nouvelle génération à planter. Aller jusqu’à  agriculture en ville ? Jusqu’à la forêt en ville ? à l’image de la  1ère ville-foret-construite-en-chine

5-Parking centre commercial capsud Avignon comme le détaille le dauphiné, cette immense couverture de parking équipée de panneaux solaires combine confort de l’usager, régulation de température au sein des véhicules, réduction de clim/chauffage auto et surtout  production électrique autonome pour les besoins rationalisés du centre commercial : Climatisation/chauffage raisonnable, isolation, fermeture des portes pour éviter choc thermique et déperdition d’énergie.

On voit bien que commerce/Industrie, transport, logement non seulement peuvent réduire pollution et chaleur mais aussi apporter une contribution encore inestimée avec production d’ énergie positive, devenant complément de revenu après amortissement.

 

 

 

 

 

Reconnaître la vigne bio en son et lumière

La vigne « conventionnelle » est souvent facile à repérer, les herbes de la ligne du sol au pied des ceps est grillée par la chimie ; on utilise le « Basta » qui ne s’infiltre pas dans le sol et qui grille les herbes pour une année. Inoffensif ? Ou le « Round Up »  qui en plus s’infiltre et bouleverse là l’équilibre environnant.

A contrario, en bio toujours de la vie, les herbes subsistent ou ont été sarclées et on voit la terre retournée. Côté cépages on en choisit alors des plus adaptés:

tdg.ch/De-nouveaux-cepages-pour-une-viticulture-plus-ecologique

bioactualites.ch/viticulture

Rencontre avec un viticulteur de la région genevoise à Meinier sur de charmants coteaux super exposés, auparavant semés de luzerne pour assurer la récupération des sols par la rotation des cultures. Cette parcelle est nouvellement plantée et déjà des petites grappes pour cette première vendange probablement utilisée en raisin de table ou jus.

Ici la culture bio est expérimentée, ou intégrée ou raisonnée suivant les possibilités. On déracine les herbes avec houe ou grattoir à roue sorte de trottinette sans repose-pied mais avec un sarcloir qui tourne autour de chaque pied et arrache les racines des herbes.

On constate du mildiou, champignon favorisé par l’humidité persistante. Celui-ci s’est installé sur les jeunes feuilles qui n’ont pas été traitées à la bouillie bordelaise, sulfate de cuivre et de chaux éteinte et eau (moins mauvais des traitements) on pulvérise le liquide bleu-vert sur feuilles et raisin s’il est déjà présent.

Contre les oiseaux gourmands, étourneaux sansonnets, confrontés aux grappes tentantes, on a recours aux canons effaroucheurs à air comprimé, dissuasifs à intervalles réguliers.

Dans les vignobles plus anciens on remarque des rosiers en bout de ligne, premiers touchés en cas d’attaque d’oïdium ou de mildiou, ils jouent le rôle d’avertisseur avant que la vigne ne soit infestée.

Avant hier le conseil fédéral a décidé de réduire l’utilisation de pesticides en Suisse de 30% d’ici à 2027. Trop faible ? C’est déjà ça, et plus que jamais on compte sur la conscience du consommateur par ses choix d’achat et du producteur par ses choix de production. Vive l’expérimentation car souvent, l’essayer c’est l’adopter 😀

Expérience autour de la syrphe..

..menée depuis avril sur 12 sites  avec 36 tentes dans la campagne genevoise.

Ici nous sommes sur le site de Meinier.

C’est une mouche, car diptère, 2 ailes, qui a pris l’apparence d’abeille, guêpe, bourdon probablement pour se protéger.

C’est un parfait bio indicateur de santé de l’environnement car il réagit aux pesticides.

Le but est, en tirant partie des bandes non cultivées entourant les champs, véritables réservoirs à  biodiversité, de la préserver et de lui permettre de se développer. Mais sa sauvegarde n’est pas évidente à gérer et il s’avèrerait que le voisinage de certains cultures avec des traitements doux mais continus seraient défavorables.. d’un autre côté on trouve nombre d’acariens morts à cause des traitements pesticides plus forts mais plus espacés dans le temps.

Les tentes fermées recueillent les larves au sol, les tentes ouvertes retiennent les insectes volants, ceux-ci sont triés, on gardera précieusement les syrphes

Le 6 août aura lieu la collecte et l’enlèvement des tentes, cette étude fera l’objet d’un Master en octobre.. et la perspective de réduire les intrants chimiques en viticulture .-))

Comment réutiliser les déchets d’huilerie d’olive ?

Mis à jour le 09.11.2017

La pollution due aux rejets de margines  en masse est toujours d’actualité comme détaillé par AgriMaroc. Y a-t-il des solutions pour les recycler?

Réponse à l’unité de vermicompostage de l’Université Ibn Zohr, Fac de Sciences d’ Agadir avec Ayoub étudiant en « Master Biologie Fondamentale Ressources Végétales ».

Hyper « calé » en la matière par cette expérience qui lui tient à cœur mais aussi par sa formation scientifique, Ayoub réussit à nous simplifier au maxiY a-t-il um les explications.

Après celle de plans de tomates vue plus bas, cette unité expérimente le recyclage de polluants d’une huilerie, ici celle de Sidi Bibi au Sud d’Agadir. Ces déchets en partie solides les grignons: peaux, résidus de pulpe et de noyaux d’olives, en partie liquides les margines très toxiques car très grasses, polyphénols en masse, comme le plastique, asphyxient les sols, sont acides et tuent les bactéries. L’examen de cette matière en attente, non encore engagée dans le processus est d’un aspect noir presque liquide avec un résidu huileux.

On réussit alors à écarter ces margines du circuit de déchetterie et donc de l’environnement et à en faire un engrais naturel.

Pour cette transformation deux étapes: compost et vermicompost.

1)Compost pour éliminer les pathogènes ou maladies comme escherichia coli et salmonelles. A ce stade on a encore qu’un substrat : paille, herbes et déchets végétaux qui fermentation à 60°avec les bactéries et l’humidité toujours nécessaire et à tous les stades. On utilise des tapis naturels pour la maintenir constante et  dégager l’énergie.

=> 3 mois

2)Vermicompost c’est l’étape suivante on introduit des vers, ici lombrics pour faire le nettoyage et la transformation -) par le processus de digestion -(

=>2 mois

On essaie avec un taux de margine de plus en plus important pour accélérer l’ élimination de ce polluant encombrant; mais au taux maximum, les vers semblent avoir des difficultés.. indigestion* ?

Ainsi pour que le lombric s’adapte on fait doucement et progressivement évoluer le taux par étapes :

0% : que grignon d’olive (carbone)+ paille (azote)

10% de margine, (paille 35%, grignon 55%)

25% de margine (toujours paille+ grignon pour le complément)

apparaît comme le plus adapté mais on est tenté de tester les taux supérieurs

(l’homme est ainsi fait…toujours plus !)

50% de margines…

75% apparemment le maximum car les lombrics semblent « caler*»

Enfin l’étape finale « délicate et expérimentale » consiste à extraire les vers de la matière finale (fins granulés secs sans odeur) prête à être ensachée : le tout est étalé en plein soleil, les vers en signe de protestation se regroupent pour garder leur humidité, en paquets ils sont alors facilement récupérables.

Ce compost se mélange moitié-moitié avec la terre, il facilite la croissance de la plante, sert même de rempart à certaines maladies.

Ce procédé mérite d’être vulgarisé, à suivre…

 

 

 

 

 

 

Variétés de gazon de la région d’Agadir

Le Robinson Club d’Agadir, premier complexe hôtelier à se positionner en matière de bonne gestion environnementale et  primé dès 2010 comme le détaille si bien thrmagazine, nous ouvre ses portes pour les découvrir:

Les diverses variétés de gazon, assez résistantes donc souvent utilisées sur les terrains de sport et de golf sont testées et entretenues dans le respect des cycles naturels: pas de tontes excessives qui nécessitent des entretiens supplémentaires, herbettes parfois bien intégrées, arrosages en fin de nuit pour rationaliser l’usage de l’eau et éviter les maladies dues à trop d’humidité nocturne et trop de soleil sur les feuilles humides, traitement biologique en particulier à base de bactéries qui s’attaquent aux parasites.

On expérimente le « mulching » qui consiste à laisser l’herbe broyée au fur et à mesure de la tonte. Cela permet en simplifiant considérablement la manipulation de ces déchets verts, de fertiliser, d’alléger les sols et de conserver une certaine humidité.

 

Ray grass 0Ray gras: le seul ici qui aime la fraîcheur. Il est souvent mélangé avec le paspalum pour alternance période de dormance (le 1er n’aime pas le chaud, le 2d pas le froid)  ou avec le bermuda gras. Nécessité d’eau, entretien et coupes plus fréquentes du moins au début pour densifier.  Baisse de régime à partir de 25 degré, durée 4ans. Fine herbe longue, touffue, petit épi, c’est le seul ici venant de zone tempérée, les suivants viennent de zones tropicales.

 

016-Paspalum: Gazon de bord de mer par excellence, fin très dense, adapté aux terrains de sport, il  résiste au sel et sable, tonte fréquente 1 épi aux grains serrés.

 

Kikuyu en fleur-kikuyu: Rustique plus vert et plus tendre que l’on peut confondre avec le Sténotaphrum plus bas, plus couramment utilisé. On le reconnaît aux inflorescences aux allures de fines tiges blanches translucides avec étamines et stigmates. Il a besoin de 2 mois de repos.

 

Stenotaphrum-Stenotaphrum: Feuillage bleuté et très résistant, épi sous forme de grosse tige légèrement courbée avec graines. Il a besoin de 45 jours de repos.

 

Paspalum en graine-Bermuda gras ou chiendent. Aime le chaud sec il rampe et se développe avec des rhizomes, dense avec petites feuilles, bleutées. Il a besoin de 4 mois de repos

 

009zoysia une fois bien installé ne nécessite que peu d’arrosage et de tonte. Il résiste bien en bord de mer au sel et au sable ainsi qu’ au piétinement. Ses feuilles fines offrent une vision plane ou même en touffes très originales et esthétiques, elles  peuvent aussi former des boudins autour d’obstacles tels que roches et troncs d’arbres.

-Enfin, appartenant aux Agrostis, l’agrostide et son feuillage également fin peut être envahissant et concentrer certains poisons de traitement sans mourir. Avantage ou inconvénient ? Utilisé sur les green de golf car résiste au piétinement.

Des alternatives au gazon ? oui

Au Maroc et particulièrement à Agadir le » tout gazon » peut lasser, trop-de-vert-toujours-vert, on ne respecte plus les périodes de dormance qui soulignent les saisons, et permettent de mieux redémarrer, on le sollicite toute l’année à grand renfort d’arrosages, d’engrais et de traitements.

Il est alors judicieux de penser à créer des espaces de rocaille, de dallages intégrés à un espace plus « sauvage » ou « à l’anglaise » ou la nature s’implante librement à coup d’herbettes et de fleurettes, parfois de petits arbustes comme ceux qui se sont invités spontanément dans mon jardin et qui ne demandent qu’à se développer,  mais attention! avertir le jardinier, il est parfois sans pitié.

En séparant bien les parties sèches de celles qui nécessitent un arrosage pour éviter le gaspillage d’eau surtout s’il s’agit d’un arrosage automatique; on peut aussi profiter des déchets « verts » ici « bruns » comme les coques de noix d’argane produits en quantité dans les coopératives locales pour uniformiser et former tapis sur une parcelle un chemin ou un contrebas offrant une tonalité« bois »feutrée naturelle le tout sans aucun entretien !

Plantes spontanées après la pluie

 

 

 

 

Les piscines qui sortent du lot en ménageant leur eau.

Après les piscines naturelles

L’époque ou les piscines voyaient systématiquement grand et profond est dépassée. Peu esthétiques, avec un volume d’eau colossal, un entretien contraignant, quantité de produits chimiques et peu pratiques pour l’aquagym. Le poids de la masse d’eau en question peut aussi présenter un risque pour les ouvrages en bordure ou en surplomb, glissements de terrains ou sur les terrasses, infiltrations. Moins profondes au design plus original, sans plongeoir ni échelle.

Calipau dakhla

Hôtel Calipau Dakhla

La mer toute proche s’invite dans un bassin à débordement, la perspective confond les deux, tout en longueur on y entre par un escalier se prolongeant en galerie permettant de la longer en gardant juste les pieds dans l’eau ; effet et pratique garantis. Aspirateur pour le sable et peu de chlore.

Une pompe alimente et renouvelle le stock depuis la mer toute proche en quelques heures, le doux bruit d’évacuation fait penser à l’ancestral système de seguia qui sert toujours à arroser les cultures des oasis.

La baignade allie le confort de la piscine aux bienfaits des bains de mer qui sont indiqués pour nombre de problèmes de peau, d’articulations, musculaires ainsi que des voies respiratoires.

Ksar Tafnidilt

Ksar Tafnidilt Tan Tan         

Peu profonde, à l’origine c’est un bassin pour arroser les cultures et l’oliveraie entourant le Ksar. Son eau est donc renouvelée au gré des besoins par trois puits avec des taux de salinité différents. La peau la tolère bien, mieux, elle s’y retrouve car elle est non traitée et peu calcaire. La nappe épargnée par les pompages excessifs est toujours à 15m 😉

 

- Atlas Kasbah

Ecolodge Atlas Kasbah Tighanimine El Baz

Dominant la vallée de l’arrière pays d’Agadir et agrémentée d’une belle ombrière, elle fonctionne par électrolyse au sel qui assure un roulement par sa transformation en chlore et sel en intermittence. Celui-ci circule grâce à un moteur fonctionnant à l’électricité solaire, le ksar est autonome à 80%. L’eau doit être complétée quand il y a eu évaporation, pas d’apports chimiques et les bienfaits sur la peau sont indéniables.

hotel les cascades

Hotel les Cascades Imouzzer

Cette ancienne piscine à 1160 m d’altitude au panorama somptueux est toujours aussi attractive, sauf à être frileux, l’eau de source à 20° est constamment renouvelée, mais quand on est courageux, quel plaisir au milieu de ce parc aux essences locales.

 

La pratique du golf vert-naturel sur un terrain de sable naturellement pas vert. Au golf de Dakhla.

Après un passage au practice dans les règles, une partie classique entre 2 amateurs s’est transformée en Pro-Am grâce à la participation d’Abdou, un des 2 pros du Club, qui nous indiquait le parcours et nous mettait en garde sur les pièges à éviter notamment les parties de sables mouvants ou une balle est restée logée.

La partie était très ludique, et le sol en majorité assez ferme nous a permis de jouer de la même manière que sur sol classique, d’un autre côté le peu d’obstacles naturels notamment les arbres faussent légèrement les distances, il ne faut donc pas hésiter à « rentrer » dans la balle.

Les greens en gazon synthétique égalisés avec une couche de sable m’ont permis de réaliser de jolis put, les deux autres joueurs ont envoyé des drive époustouflants sans qu’on ne repère la trajectoire.

*-*Magnifique expérience à tenter ou à renouveler *-*

 

 

 

 

 

Expérience de valorisation des déchets verts de maraîchage en circuit fermé

Approchée et étudiée lors de la visite des serres de tomates et de la compostière du Centre de Transfert de Technologies : le CTT de l’APEFEL des producteurs de fruits et légumes d’Aït Amira AGADIR avec son directeur: Monsieur Brahim Ouaddich

« Ce centre expérimente, forme et vulgarise les techniques de production des cultures maraîchères dans le cadre du plan Maroc Vert notamment en matière d’économie de l’eau, de préservation de l’environnement et de développement de la filière ».

Les serres:

La tomate représente à peu près 70% des cultures de la plaine du Souss, même si on s’oriente vers d’autres comme la framboise : délicatesse de la culture et besoin de diversification, elle reste majoritaire. Le bromure de méthyle précédemment utilisé pour désinfecter les sols est maintenant interdit et éliminé dans le cadre du programme national (selon normes UE) et va de pair avec une recherche sur des alternatives plus respectueuses de l’environnement.

Actuellement on se concentre sur l’éradication du ravageur  » tuta absoluta« 

Pour cela des réservoirs à phéromones attirent les insectes mâles qui, au passage sont immobilisés sur des bandes collantes noires. La Tuta absoluta n’est pas seule à être ciblée, la mouche blanche, elle, est attirée et fixée sur les bandes collantes jaunes.

Côté ciel les conditions météo sont suivies de près pour ajuster les protections, par exemple l’intensité variable des rayons UV traversant le plastique des serres et grillant les plantes et les fruits, on les recouvre avec de la chaux.

La compostière:

Elle fait partie de l’infrastructure de recherche appliquée.

Pour la 1ère année et pour compléter le caractère expérimental et novateur, le Centre collabore avec la société Suisse d’engrais verts : Eléphant Vert

La zone produit environ 300’000 t déchets verts de 14 différentes plantes maraîchères et cela représente un potentiel de matière formidable. A partir de là sont réalisés des mélanges/panachages en fonction des besoins.

Les déchets verts, résultat d’arrachage annuel des plants de tomates pouvant atteindre chacun 3m de long sont entassés en lignes d’environ 30t auxquelles on ajoute du fumier. Au sol et tous les 10 jours des trous aèrent, envoient l’eau, et évacuent le lixiviat. Celui-ci contrairement à celui des décharges qui ruisselle et collecte au passage nombre de polluants dangereux, est propre et récupéré pour arroser les espaces verts.

On obtient 50% d’humidité avec 20% d’oxydation. Il faut respecter la proportion carbone/azote, le + souvent: 30%, les déchets bois par exemple ont des taux de carbone supérieurs, il faut alors rétablir l’équilibre.

Le cœur des tas atteint facilement les 70° et on peut voir la fumée par endroits, contraste de chaleur et d’humidité, préalable au dégagement de méthane.

Dans ce contexte pas de vers ni d’insectes mais des micro champignons qui s’activent. La phase de maturation puis de décomposition de la matière organique ne prend que 3 mois. Ce compost est une très intéressante alternative au bromure de méthyle car il permet un développement racinaire important même en présence de nématodes. Il représente enfin un double potentiel prometteur d’échange entre le Centre et les agriculteurs de la région mais aussi vers l’extérieur.APEFEL (4)

 

 

Amane Souss : l’eau purifiée et mise en bouteille à Agadir

Rencontre avec Mr Moktar Sabri GROUPE CHABI HOLDING YNNA et

Mr Diani responsable du site d’Aït Melloul-Agadir, Holding aux multiples activités dont l’eau en bouteille et le cartonnage: gpc-carton

Ain Soltane et Aman Souss:

Aïn Soltane en bouteille est née en 2007 de la source d’ Imouzer du Kandar. Directement prélevée à la source, elle est ensuite débarrassée de micro impuretés par filtration. Elle est peu sodée à 4mg donc intéressante en cas d’hypertension ou de régime pauvre en sel, et carbonatée à 402 g ce qui permet de faciliter la digestion.

Amane Souss (eau en Amazigh) dans son emballage PET bleu anti UV provenant d’Espagne elle conserve la stabilité de goût même exposée à la lumière. Son emballage de 3l mais le plus souvent de 5l permet de réduire la consommation de plastique, de plus ces petites bonbonnes sont toujours réutilisées, contrairement aux emballages d’un demi litre ou d’un litre et demi, on ne les trouve jamais dans la nature: une piste pour éviter ces déchets un peu partout de même qu’ont été évités les sacs plastique ?

Première eau mise en bouteille au sud du Maroc dans l’usine Al Karama elle est certifiée comme Aïn Soltane ISO 9001 Qualité et ISO 14001 Environnement. Commercialisée depuis octobre 2015 à travers les circuits locaux, petites et moyennes surfaces commerciales, c’est une eau fournie par la Ramsa puis traitée en osmose inverse.

Le principe consiste à faire passer l’eau au travers d’une membrane semi-perméable. La membrane piégeant bactéries, microbes, virus, sel, calcaire, chlore et nitrates. Le réglage du système dépend de la conductivité et de la  salinité de l’eau.

Une dégustation et analyse épidémiologique s’effectue toutes les 2 heures par le laboratoire interne pour respecter les normes du Ministère de la Santé et un processus d’identification garantit la traçabilité des bouteilles.

Cependant cette technique engendre des pertes en eau de l’ordre de 45 à 50% d’où l’intérêt de réfléchir à sa récupération ce qui serait possible si l’usine travaillait 24h/24, actuellement que 16h/24. Une visite de cette activité au sein de l’usine est au programme.

Pour cette innovation dans un marché concurrentiel mais qui laissera toujours une place à un produit spécifique adapté par exemple une eau pauvre en minéraux pour purifier et assurer le drainage de l’organisme c’est le cas de Amane Souss.

 

 

HALIEUTIS 2017 AGADIR : comment ménager les ressources?

Cette 4ième édition du salon des métiers de la mer dédiée aux affaires et à l’échange commercial n’a rien négligé pour embrasser tous les aspects : marché à la criée, produits de la mer sous toutes ses formes, séché, congelé, en conserve, en dégustation, disséqué en labo, aquarium, maquette du port écologique de Nador, et même une plage aménagée.

Elle n’en était pas moins ouverte aux solutions environnementales : plage propre, réduction des gaz d’échappement, de polluants, économies d’énergie, prise en compte des zones et espèces en danger, mise en avant des AMP Aires Marines Protégées.

En Europe en 2010 comme au Maroc la réglementation de pêche illicite (INN) déploie sa batterie de mesures avec sanctions pour permettre enfin d’envisager l’avenir sur une base claire, même pour les eaux… En Suisse aussi, dès le 1er mars 2017, c’est demain! l’importation de produits de pêche illicite est interdite.

Côté exposants quelques uns d’entre-eux :

-Dans une approche globale, le comité scientifique de l’Union Européenne présentait ses statistiques sur l’évolution de la pêche et de son impact sur l’environnement par exemple la diminution de la consommation de carburant qui passe de 2009 à 2013 de 2’636 à 2’215 millions de litres de carburant soit une diminution de la consommation de 16%.

-L’efficacité énergétique par les nouvelles technologies sur prospectus présentée par ABB

-La peinture Akzo interline 925 sans solvant pour bateau et stockage de l’eau potable et des consommables.

-La Fondation  Paul Ricard et la réserve de l’île des Embiez; il est réconfortant de penser que de grandes familles se préoccupent de l’équilibre écologique de leur proche environnement surtout quand il s’agit de site d’une beauté et ressource rare.

Les travaux de :

-L’INRH : Inrh.ma l’Institut National de Recherches Halieutiques

-L’ADEME France : Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie

-L’AMEE Maroc : Agence Marocaine pour l’Efficacité Energétique.

-L’ONP et le Ministère de la pêche et son livret d’information « hout bladi » (poissons du pays) qui contient un tableau des différentes espèces à consommer de préférence certaines périodes de l’année pour ne pas perturber les périodes de repos biologique.Disponibilité produits mer

Source Ministère de la Pêche, ONEP, http://www.houtbladi.ma

Et c’est fort utile car pour une espèce comme le thon rouge, la règlementation de sa pêche en méditerranée et de sa consommation, a permis de reconstituer les stocks. Comme le rapporte le Figaro « les stocks sont quatre fois plus importants qu’ il y a quinze ans »

On s’aperçoit, de même que pour les  fruits de mer, que les zones vertes de consommation conseillée représente plus de la moitié du tableau, donc encore une large palette de choix tout en respectant la saisonnalité (encyclo-ecolo/Calendrier des poissons) qui correspond à la période de reproduction mais aussi de moindre coût.

Côté flotte maritime :

Lors des conférences et débats elle a fait l’objet d’une attention particulière :

L’origine et la conception de la flotte n’est pas toujours adaptée comme à Dakhla pour des bateaux importés de Norvège. L’acheminement des bateaux est long  et les conditions de pêche sont différentes.

On a constaté même au Maroc que les bateaux consomment encore beaucoup trop et  vont trop vite, une baisse de vitesse et d’accélérations permettrait une baisse de bruit, des dépenses et rejets de carburant.

De même la vérification de l’état de la coque, le poids à réduire car les charges sont souvent inutiles, rien que les peintures mais aussi les accessoires et équipements.

On s’aperçoit, comme en voiture en matière de consommation, que les mêmes règles s’appliquent et c’est logique.

Un outil comme l’économètre permet de réduire la consommation grâce aux indications instantanées, l’affichage des coûts en dirhams plutôt qu’en litres serait plus convaincant pour les pêcheurs…

On a aussi noté un maximum de pertes d’énergie en rotation d’hélice, par échappements et par les circuits d’eau sur les bateaux anciens.

Avec les nouveaux bateaux on peut s’attendre à une baisse de consommation de carburant de 10 à 20%, marketing ou pas, ça va dans le bon sens en tout cas.

Côté pêche:

Les thèmes traités passaient de l’encouragement à la pêche artisanale avec  l’aménagement des villages de pêcheurs à l’élimination des filets maillants dérivants qui  ravagent les fonds et la vie marine.

La réglementation apporte un appui précieux pour une puissance et une capacité de pêche stabilisée volontairement et pour une meilleure gestion des ressources à travers les rejets en mer de polluants mais aussi de poisson. A ce titre le port de Tanger Med s’est doté d’une unité de traitement des rejets, huiles et autres polluants.

On a aussi évoqué l’importance du repos biologique, du ciblage des zones de pêche, des cotas de pêche, d’ajustement des quantités pêchées-vendues ainsi que de réglage de la chaîne de froid pour éviter les gâchis récurrents.

Dans ce sens le bateau « Arpege » était présenté comme « le bateau de pêche du futur.»

Comment valoriser les déchets de poisson et éviter de reproduire comme à Nouhadibou une usine de farine de poisson alimentée avec des poissons consommables.

 Avec l’analyse du cycle de vie du poisson pêché jusqu’à sa vente, on étudie l’impact global de l’activité de pêche pour éviter que la réduction d’une pollution n’en augmente une autre, par exemple trop de carburant dépensé pour atteindre des zones de pêche.

Enfin les bénéfices du développement de l’aquaculture qui, si elle est réalisée dans un cadre et des proportions  raisonnables, soulage le stock des poissons sauvages depuis longtemps sous pression.

Au Maroc les 3 Aires Marines Protégées ou AMP : Nador, Essaouira, Massa permettent une conservation des ressources à long terme, plus au Sud  on trouve une zone où l’on veille sur  le phoque-moine

Et pour finir : chaleur humaine et poissons séchés étaient au rendez-vous au stand Afrique et particulièrement de Guinée Bissau.  On s’aperçoit à la lecture du très enchanteur guide d’écotourisme de l’ IBAPGBissau que le pays a su conserver son authenticité jusque dans sa pêche traditionnelle.

-En 2014 l’archipel a reçu le statut de Zone Humide d’Importance Internationale de la Convention Ramsar.

-Les aires protégées recouvrent 26% du territoire

-Sa mangrove est la plus étendue d’Afrique de l’Ouest

-On y pratique la plus ancienne technique de pêche à l’aide de branche de palmier tressé.peche-traditionnelle

LES BENEFICES DU RECYCLAGE DES DECHETS: SOCIETE MAGVAL AGADIR

La résidence Naama désirant recycler ses déchets ménagers, elle a fait appel à une société spécialisée déjà active auprès d’entreprises et collectivités soucieuses de leur impact environnemental.

C’est la société MAGVAL qui est en  charge de la collecte pour envoi après mise sous presse  pour expédition optimale auprès des divers transformateurs. Ceux-ci sont principalement basés sur la capitale marocaine comme par exemple le verre qui est  recyclé à 100%. La majorité est récupéré par la SEVAM « leader du verre au Maroc » à Casablanca. Seul le papier est expédié sur Tanger.

Pas moins de 10 hôtels à Agadir comptent sur Magval pour ces détritus encombrants à fort potentiel une fois traités : Robinson, Club Med, Argana, Sol House notamment mais aussi d’autres entreprises comme Coca-Cola et viennent enfin celles qui doivent neutraliser leurs résidus de produits chimiques (on sait que la région du Souss en est un très gros consommateur!) pour faire valider l’opération par une attestation règlementaire.

La collecte s’effectue dans des conteneurs en grillage robuste laissant apparaître la matière à stocker avec une plaque de référence : ces informations claires sont capitales pour un tri propre et efficace.

Bien sûr, ce n’est pas une raison pour surconsommer ou gaspiller des emballages  car tous les déchets ne sont pas recyclés et ou recyclables.

On distingue, les matières habituelles :

-verre

-métal, boîtes de conserve, cannettes, mais les feuilles d’ALU ne sont pas recyclables..

..d’où l’intérêt de s’en passer ou de les remplacer..

-matières en plastique (pet- polypropylène-pvc…)

-papier/carton

Mais aussi:

-matières en caoutchouc (pneu) -batteries au plomb, piles -bois

-déchets organiques – huiles usées

Les déchets verts sont consommés en élevage ou servent à faire du compost, les huiles sont collectées et traitées à Casablanca pour servir de carburant pour le transport  notamment par la société Kilimanjaro.

La fréquence du ramassage s’adapte aux quantités et la société se fait un point d’honneur à faire le bilan des différents matériaux. « Magval fournira un bon d’enlèvement où seront mentionnées les matières enlevées ainsi que les quantités correspondantes après les avoir pesées sur place ou au dépôt Magval ».

Ainsi chaque partenaire client est informé précisément des quantités collectées et donc de l’incidence positive sur l’environnement (CO2 épargné).

Le déchet devient ici une matière 1ère en puissance, génératrice d’emploi et de richesse qui de surcroît épargne l’environnement de rejets nocifs comme l’a si bien quantifié MAGVAL. Les bénéfices et retombées positives se situent tout au long du processus: en amont pour les entreprises collectées et en aval  pour les entreprises collectrices et transformatrices.

N’est ce pas un cercle vertueux environneMentalement motivant ?

Merci Rachida ,-)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les cas concrets rattachés à la COP 22 Marrakech les entreprises sont mobilisées :

De passage à Marrakech lors des préparatifs de la manifestation mondiale, et en dépit d’une pollution atmosphérique de poussières, particules fines de diesel et d’incinération de déchets, j’ai pu noter ces innovations qui j’espère amélioreront la situation.

-Mises à niveau des établissements hôteliers aux normes environnementales:

Malheureusement on trouve des établissements proposant encorede »gigantesques » piscines, alors qu’on peut économiser l’eau facilement en réduisant les dimensions et ce d’autant plus que la tendance est aux points d’eau moins profonds  au design plutôt allongé. De plus une mise en avant de cette « raisonnable » stratégie représente un argument choc marketing COP 22… et au delà!

Pas moins de 80 établissements du Royaume sont labellisés dont 34 de Marrakech sont labellisés clef verte http://www.laclefverte.org, les établissements parties prenantes feront découvrir les réalisations marocaines en matière de tourisme durable.

Arrosage des golfs pour réduire la pression déjà très forte sur la nappe phréatique, la ville épure les eaux usées, elle prévoit d’en augmenter la quantité, et les distribue sur les golfs et espaces verts.

-Aménagement d’espaces verts avec éclairage solaire : jardins d’Issil sur 1,5 ha, Allal El Fassi sur 2,5 ha, El Koutoubia 2 ha et El Harti 5,5 ha

-Mise en place d’une usine de traitement des déchets de la nouvelle décharge publique

La centrale solaire de Ouarzazate va être reproduite à Marrakech, transformation de déchets en électricité pour l’éclairage public

-Installation de quartiers écologiques à Rmilat

Transports: création d’une station électrique, 4 bus fonctionnant à l’énergie électrique solaire sur 2 étages avec tarifs forfaitaires sur 24 ou 48h, mise en circulation des premiers véhicules électriques Renault et Nissan lors de la COP 22, lancement du premier véhicule électrique réalisé au Maroc, projet d’encouragement à la pratique du vélo en coopération avec l’ambassade des Pays-Bas « Pikala bikes »

-Efficacité énergétique d’établissements publics, logement social à énergie positive, l’ONCF s’engage à réduire de moitié la facture énergétique de la charmante et fonctionnelle gare de la ville par un équipement de panneaux solaires

-Programme d’optimisation de consommation d’énergie de « mosquées vertes » dont une faisant référence dans la région de Marrakech à généraliser sur l’ensemble du Royaume.

A noter d’abord deux innovations de taille d’autant plus louables qu’elles proviennent du continent, le bio charbon à base de résidus de paille et d’argile d’une association sénégalaise et le bio diesel à partir de micro algues présenté par une jeune tunisienne. Le consulat de France de Marrakech en a profité pour réaménager ses jardins avec un gazon artificiel recyclable, sans tonte, sans arrosage, donc sans traitement chimique, agrémenté de cactées pour un entretien minimum. La place Jemaâ el Fna exposera les espèces animales protégées. Sofitel et Novotel exposent des œuvres d’art en lien avec la récupération des déchets « Monsieur Propre pour nettoyer la planète » clin d’œil à l’utilisation excessive de produits d’entretien, et actions de ramassages de déchets par des enfants dans leur quartier.

Enfin, un appel à projets a été lancé dans les domaines de la valorisation des déchets, de l’utilisation rationnelle de l’eau et de l’efficacité énergétique en vue de participer à la sélection finale.

Qui a dit que GOLF et NATURE ne faisaient pas bon ménage?

Le golf d’Esery

Au Golf Club d’Esery on a pris une longueur d’avance, tout golfeur apprécie son importance… C’est fait. Plus de yaca^-<focon<ifoconfastous. Lire la suite « Qui a dit que GOLF et NATURE ne faisaient pas bon ménage? »

Marre d’entretenir votre piscine?!

Marre de son éternelle couleur bleu artificiel?                                                                               Marre de griller un maillot par semaine?                                                                                               Marre de peler comme un serpent?                                                                                                   Marre de gaspiller l’eau?                                                                                                                             Marre de puer le chlore?                                                                                                                                 Marre d’acheter le chlore?

…à l’hôtel Sonnental à Dubendorf près de Zurich en Suisse…

Quel plaisir d’abord pour les yeux, ce bassin biologique, jardin rocheux avec chute d’eau se
déversant dans un liquide vert limpide et donnant la sensation de virginité totale dans un décor paysager. Lire la suite « Marre d’entretenir votre piscine?! »

EXPO-ECOTECH 16 et 17 Mars 2016 AGADIR

La 4IèME Édition de cette manifestation organisée par l’association Green Atlas était structurée autour d’un Hall d’exposition, de conférences, d’ateliers avec échange d’informations sur les activités et savoir faire de chacun. Lire la suite « EXPO-ECOTECH 16 et 17 Mars 2016 AGADIR »